La visite officielle effectuée le 22 mai 2017 par le président des Etats Unis d’Amérique (USA) Donald Trump en Israël l’a conduit notamment à Jérusalem, où il a visité les lieux saints monothéistes.

Le vol spécial du président Trump est le premier du genre à relier directement le royaume wahabite à l’Etat hébreu !

Jérusalem est la capitale de l’Etat hébreu mais la souveraineté israélienne sur l’intégralité de Jérusalem n’est pas reconnue par les USA.

Accompagné aussi de sa famille, le président Trump est le premier chef de l’Exécutif américain à se rendre sur le «Kotel hamaaravi» (mur occidental), archi-symbole de la foi mosaïque. Cette visite semble répondre à l’offensive menée contre Israël à l’UNESCO par les Etats hostiles à son existence en faisant adopter tout lien démographique, confessionnel et historique entre Israël est ses lieux saints.

Les absences remarquées et contestées du président de l’Etat Rivlin et du Premier ministre Netanyahu aux côtés du président Trump dans la vielle ville de Jerusalem alors même qu’ils étaient avec lui avant et après la visite est un camouflet pour l’autorité publique israélienne et un incident grévant la souveraineté israélienne sur la capitale israélienne.

Capitale de l’Etat hébreu, la souveraineté israélienne sur l’integralité de Jerusalem n’est pas reconnue par les USA. Les absences de l’Exécutif israélien aux côtés du président américain dans la vielle ville en est l’expression comme elle est l’expression de l’échec diplomatique israélien dans sa volonté de reconnaissance de souveraineté sur sa propre capitale.

La qualification par Washington de la souveraineté israélienne sur Jerusalem et d’autres territoires comme une « occupation illégale et non reconnue » ne correspond à aucun critère de droit et stigmatise l’Etat hébreu.

Une « occupation illégale » résulte d’expéditions offensives ou coloniales d’un Etat envers un autre Etat ou un territoire qui ne lui appartient pas. La souveraineté israélienne sur sa capitale n’est en rien concernée par ce raisonnement. Elle est le résultat de victoires sur les agressions subies par l’Etat hébreu depuis la violation par des Etats membres de la Ligue des Etats arabes de la résolution 181 des Nations Unies (1947) et de sa souveraineté territoriale.

Il est reproché à l’Etat hébreu d’ « occuper illégalement » des territoires acquis à la suite de victoires militaires sur des Etats qui ont perdu les conflits qu’ils ont déclenchés contre lui!

Ce traitement diplomatique appliqué notamment par les USA n’est appliqué qu’à destination d’Israël. Il est univoque, illégitime et illicite.

Il convient néanmoins de relativiser la portée de cet échec diplomatique et médiatique israélien. C’est en effet au palais présidentiel à Jerusalem que les ambassadeurs américains – comme tous les autres – présentent régulièrement leurs lettres de créances aux présidents israéliens. C’est également à Jerusalem que les diplomates américains – et tous les autres – assistent aux réunions protocolaires et de travail avec l’autorité israélienne.

Certes, cette stigmatisation de l’Etat d’Israël par les USA ne saurait remettre en cause le caractère « indestructible » des relations entre les deux pays (Trump dixit). Elle n’en constitue pas moins un encouragement supplémentaire aux adversaires de l’existence de l’Etat hébreu qui ont créé un conflit qui perdure depuis soixante-neuf ans et dont l’idéologie destructrice ravage désormais l’e nsemble du Proche Orient.