Dans notre société hyper-médiatisée, tout doit aller vite, toujours plus vite.

L’information, vérifiée ou non. Les réactions, préparées ou non. Les décisions, réfléchies ou non.

Le bruit compte plus que les faits, l’assertion passe avant la vérité, l’urgence l’emporte sur le temps.

Et pourtant, loin des calculs et de l’arbitraire, il doit y avoir avant toute autre chose le respect de la démocratie et de la justice.

Le respect de la démocratie, ce n’est pas demander dans la hâte d’annuler le vote de millions de citoyens, sous l’effet de la panique, des doutes et des peurs.

Le respect de la justice, ce n’est pas tirer des conclusions hâtives, sur les seuls dire d’un journal, avant même toute décision des juges sur la légalité ou non des faits incriminés, faisant fi d’un pilier central de notre état de droit, la présomption d’innocence.

La vérité et la morale ne se décrètent pas sur des plateaux de télévision. Une fois la justice rendue, il est toujours temps de prendre les décisions qui s’imposent.

La sérénité doit l’emporter sur l’hystérie collective. Se précipiter pour chasser le gibier avec la meute est toujours indécent et dangereux. L’histoire l’a montré tant de fois. On ne joue pas avec des allumettes sans se soucier du feu que l’on peut allumer.

Justice et démocratie. Deux fondements de notre société et de nos valeurs républicaines qui doivent être préservés en toutes circonstances, envers et contre tout.

Justice et démocratie. Deux axes cardinaux, la force et la grandeur d’une vieille nation comme la nôtre qui cherche à bâtir son avenir sur des fondements suffisamment solides pour lutter contre les extrémistes et les populistes qui la menacent de toutes parts.

Justice et démocratie. Deux armes essentielles contre les vrais ennemis de la République qui, aux portes du pouvoir, se frottent aujourd’hui les mains. Faisons tout pour que, demain, le prix à payer de tout cela ne soit finalement pas aussi élevé qu’on peut légitimement le craindre.