En 1818, l’auteur anglais Mary Shelley a publié la première édition de « Frankenstein ». Ce livre décrit la création d’une créature grotesque à partir d’un cadavre qui subit une série d’expériences pseudo-scientifiques.

Dans cet ouvrage, le Dr Victor Frankenstein tente et réussit l’impossible : il donne la « vie » à quelque chose qui ne devrait pas exister. Dans un sens, le Dr Frankenstein décide de jouer à Dieu et a créé le monstre qui, au fil des ans, est devenu connu sous le nom de « Frankenstein ».

Il y a actuellement une tendance croissante au sein de l’Union européenne qui pourrait très bien conduire à la naissance d’une autre créature grotesque. Elle apparaîtrait ex nihilo, ou à partir de rien.

Je parle de la création d’un pays qui n’a jamais existé et d’un peuple qui a été créé dans le seul but de supplanter les personnes qui appartiennent au territoire d’origine. Je parle de la création et de la naissance de la “PALENSTEIN !”

Depuis plusieurs années, le chef de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas – actuellement dans la dixième année de son mandat de 4 ans (vous avez bien lu !) – a presque tout fait pour imposer la reconnaissance de la Palestine.

C’est sans relâche qu’il fait son apparition annuelle à l’assemblée générale des Nations unies chaque septembre, pour plaider en faveur de la création de la Palestine. Il a réussi à obtenir la reconnaissance de la Palestine par l’UNESCO en 2011. Mais n’oublions pas que de nombreux pays à travers le monde reconnaissent déjà la candidature palestinienne pour l’indépendance.

Beaucoup de ces pays ont une population musulmane importante, ou sont ouvertement anti-Israël. Bien sûr, comme vous me l’avez entendu dire depuis un certain temps maintenant, être anti-Israël signifie vraiment être antisémite. Bien que les Nations unies aient fait approuver la reconnaissance de l’Etat de Palestine en 2012, aucun pays membres de l’Union européenne n’avait officiellement emboîté le pas.

Pourtant, plus de pays que vous ne pourriez imaginer soutiennent déjà la création de la Palenstein (134 depuis le premier pays la reconnaissant en 1988). Mais ce que nous voyons se développer en ce moment est unique et symptomatique de l’époque dans laquelle nous vivons.

L’Union européenne a décidé de suivre l’exemple du politiquement correct donné par la Suède le 3 octobre 2014. Même si la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie reconnaissent déjà la Palestine et font aussi partie de l’UE, ils l’ont reconnue avant de rejoindre l’UE. Sachez également que ces pays sont trois des plus antisémites d’Europe.

Le nouveau Premier ministre de la Suède, Stefan Löfven, a récemment annoncé que la Suède reconnaissait maintenant la Palestine. La déclaration qu’il a faite était tellement contraire à une solution viable pour qu’Israël et Palestine coexistent qu’il en est à se demander s’il l’a lue avant qu’elle ne soit officiellement votée.

Il a dit : « Le conflit entre Israël et la Palestine ne peut être résolu qu’avec une solution à deux Etats, négociée conformément au droit international. Une solution à deux Etats exige la reconnaissance mutuelle et une volonté de coexistence pacifique. La Suède se doit donc de reconnaître la Palestine. »

Qu’est-ce qui lui est passé par la tête ? Il est vrai qu’une solution pour deux Etats “exige la reconnaissance mutuelle”, mais il est un fait accompli que ni Abbas ni son partenaire Khaled Mechaal (le chef du Hamas) ne veulent reconnaître Israël, bien qu’Israël soit prêt à négocier avec eux. Mahmoud Abbas a affirmé à plusieurs reprises qu’il refuse de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif.

En outre, comme nous l’avons vu récemment avec la guerre de Gaza, « une volonté de coexistence pacifique » est une décision que seule Israël est prête à prendre. Et ne me dites pas que ce sont les colonies qui créent un blocage pour une paix durable entre Israël et les Palestiniens !

Mais la réalité d’une création de la “Palenstein” se rapproche encore plus depuis que le Parlement britannique (suivant la Suède avec audace) a adopté une résolution pour reconnaître la Palestine à 274 voix contre 12. Ce vote est très symptomatique de l’évolution des mentalités en cours dans toute l’Europe de l’Ouest à l’heure où j’écris cet article. La trahison continue de croître.

La France, le pays européen avec la plus large communauté musulmane, envisage également la possibilité de reconnaître la Palestine ce 28 novembre. Le Premier ministre Laurent Fabius est prêt à le faire si, comme il dit le 15 octobre, « cela apporte la paix dans la région ».

Il est intéressant de noter que la population musulmane de Suède a doublé au cours des 14 dernières années pour atteindre un total estimé à 40 % en 2030.

La Grande-Bretagne sera alors à 40 % de musulmans, les Pays-Bas à 45 %, l’Allemagne à 40 %, et la France à plus de 50 %. Tout cela au cours des 15 prochaines années ! Cela signifie que ces pays – autrefois bastions de la «vieille Europe» – cesseront d’exister en tant que démocraties autochtones.

L’Eurabia (terme inventé par l’auteur Bat Y’or dans son travail séminal du même titre) est sur la bonne voie, et aboutira plus vite que nous le pensons. L’Union Européenne ne devrait pas essayer de jouer à Dieu !

Nous devrions peut-être considérer ces événements comme faisant partie des douleurs de l’enfantement des derniers jours.

La trahison presque concertée envers Israël par l’Union Européenne ne prouve qu’une chose : le Machia’h est bien sur le chemin du retour.

Quand dans la Bible, je lis que le monde entier va se retourner contre Israël, je ne me demande pas pourquoi, parce que je sais que l’ennemi ultime d’Israël n’est autre que Satan, et je sais aussi que le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob est là et que rien ne lui échappe.

Ce jour-là, je travaillerai à détruire toutes les nations qui viendront attaquer Jérusalem. (Zacharie 12:9)