Pour Anath Gedanski, l’art est lié à la vie, en toutes choses. En tant qu’artiste et créatrice, elle est consciente de tout ce qui l’entoure ; de cette réalité qui nourrit son intérieur et son inspiration.

Depuis son enfance passée à Herzliyya, Anath a toujours été en contact avec la matière. Avec des matériaux recyclés, tels que les bas déchirés, petite, elle en faisait des fleurs et des papillons. Elle a eu la chance à cette époque d’être confrontée à toute sorte de matériaux, bien qu’alors le cuivre et l’aluminium paraissaient ennuyeux, pour cette fillette pleine d’imagination.

Plus tard, à l’âge de dix ans, elle découvre le macramé à l’école, et la petite Anath se retrouve à réaliser des commandes privées des enseignants ; et c’est dans les livres et son imagination qu’elle allait chercher le défi de l’inspiration, le travail à procurer était alors « plus grand » qu’elle-même.

Rétrospectivement, Anath Gedanski, se rend compte aujourd’hui dans sa démarche d’artiste que le travail de création est ce qui apporte la sérénité de son âme, il est le chemin à la conquête de l’objectif.

« Buste de Femme », Anath Gedanski, Mosaïque

« Buste de Femme », Anath Gedanski, Mosaïque

« Puis à 21 ans, je me suis mariée et je suis devenue mère à temps-plein dès le début mais mon esprit continuait à être en demande permanente, j’ai alors commencé à étudier l’astrologie, et je suis entrée pendant dix ans dans le monde de la mystique. J’étais pourtant encore dans une recherche spirituelle et mentale, il manquait quelque chose.

En plus d’être mère de trois enfants, j’ai appris la technique de la « peinture magique », et ainsi à rénover et peindre des murs, ainsi que des murs décoratifs, avec des reliefs en plâtre. Lorsque j’ai commencé a travaillé, je me suis rendue compte qu’au travers de l’expérience avec la mosaïque, chaque pièce a sa propre vie, créant ainsi une possibilité complexe et infinie de connexion.

« Cygognes », Anath Gedanski

« Cygognes », Anath Gedanski

Depuis quelques temps, à l’âge de 48 ans, je me suis inscrite en Art à Beit Berl, afin de suivre une formation plus structurée et ordonnée, d’élargir les horizons, et de toucher à l’essence même de la question «Qu’est-ce que l’art ?» Je me sentais jusqu’alors en terrain connu, et puis je me suis confrontée à l’art israélien et étranger dans son ensemble. Pour moi, le ciel est la limite de tous les possibles. Et certains travaux trouvent enfin leur signification propre.

Aujourd’hui, je vis sur une colline, à Arie, je construis un atelier et la musique m’accompagne tout du long.

Rien n’est acquis, rien n’est évident, l’inspiration est un état de gratitude. »

SaHaD
Diplômée en Master de Lettres et Arts.
Commissaire d’expositions et directrice de Art’Drenaline
Art-drenaline.blogspot.co.il / art.drenaline@yahoo.com