Après les multiples volte-face de l’exécutif à l’égard de l’inscription dans la Constitution la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme en France, François Hollande et Manuel Valls semblent bien décidés à franchir le Rubicon et ce,
quitte à prendre le risque de faire exploser la gauche en France.

La France compte déchoir de leur nationalité les binationaux impliqués dans le terrorisme.

Ce projet de loi a immédiatement provoqué l’indignation des associations de défense des droits de l’Homme qui ont dénoncé une «loi inconsciente» mettant l’accent sur les conditions de vie inhumaines sur
l’ensemble du territoire français où précarité, insécurité, répression policière et conflits ethniques sévissent de façon permanente.

Selon une enquête de l’INED citée par Le Monde, « les binationaux représentent 3,3 millions de personnes (5 % de la population de la France métropolitaine âgée de 18 à 50 ans), dont 90 % sont immigrés ou descendants d’immigrés ».

Et si ça grince des dents du côté de plusieurs figures de la gauche, de nombreux binationaux l’ont également en travers de la gorge.

Notre collègue, la comédienne Rachel Kahn n’apprécie guère la tournure des événements. Elle s’est fondue de l’indignation sur sa page Facebook du fait qu’elle soit Franco-Gambienne « Je me sens visée c’est tout. Pour une fois que la constitution doit parler du métissage … Triste d’être pointée en tant que bi. Toute cette année j’ai crié haut et fort que je suis 100% française, parce que je le ressens et parce que ça emmerde Marine que des gens comme moi puissent le dire. Je me suis même embrouillée avec des bi pour convaincre. Après novembre j’avais réussi et la … Patatra … Demain ils vont me dire « tu vois comme on nous aime constitutionnellement parlant … « . Par ailleurs c’est bien comme mesure pour nous désunir la preuve sur les réseaux. »

Le terrorisme constitue une menace directe pour la sécurité des citoyens français ainsi que pour la stabilité et la prospérité internationales. Il s’agit d’une menace universelle persistante, qui ne connaît ni frontières, ni nationalités, ni religions, face à laquelle la communauté internationale doit être unie. Les activités en matière de lutte contre le terrorisme mettent l’accent sur une meilleure connaissance de la menace, sur le développement de capacités pour s’y préparer et y répondre, et sur un engagement accru aux côtés des pays partenaires et d‘autres acteurs internationaux.

Cas d’Israël :

Conséquence des massacres du 13 novembre, les Français vont devoir s’adapter au péril. Comme en Israël, dont les habitants ont appris à gérer le danger permanent qui les menace.

Pour combattre le terrorisme, il suffirait de prendre en exemple la manière dont Israël lutte contre le terrorisme avec l’implication dans ce combat, dès le premier moment, de la société civile mais aussi des victimes.

Le pays a su pendant presque plus de soixante ans, affronter avec efficacité, les menaces intérieures représentées essentiellement par certains activistes palestiniens mais aussi par des arabes israéliens tels que la député arabe Hanin Zoabi.

Au delà de la polémique politique, d’autres pays tels que l’Arabie Saoudite et la Tunisie ont décidé de déchoir de leur nationalité tous les binationaux impliqués dans le terrorisme et de les renvoyer chez eux.
Attendons-nous à la légitimité sur fond d’imbroglio juridique avec des apatrides.