Les groupements Juifs africains avaient bien pu traverser les épreuves et le temps pour réapparaître après plusieurs siècles d’oubli.

L’intégration de groupes de ces juifs noirs dans les courants classiques du judaïsme progresse. Vu sa composition sociale modeste, l’ensemble de la population juive africaine vit sans faste et sans éclat.

Les Juifs d’Afrique se sentent Africains. D’abord, parce qu’ils y sont nés, puis parce qu’ils ont intégré sa culture en raison de leur habitude de vie et de penser.

La couleur noire de leur peau, les préjugés qui en résultent sont à l’origine des rejets qui les frappent collectivement et individuellement: racisme, discrimination, isolement et misère.

En attendant, leurs frères occidentaux apprécient leur effort et leur tentative de s’inscrire dans une interprétation culturelle juive plus large. Il devra y avoir la place à la description de ces communautés par des visites.

L’alyah des Juifs africains

L’alyah des Juifs africains est fonction de la durée et du degré de
pénétration des agents de la modernisation dans les territoires africains. L’influence culturelle y est surtout sensible comme ce fut le cas de Juifs noirs originaires d’Ethiopie.

La vie à l’occidentale présente au Juif d’Afrique une option de progrès
technique, de bien-être, et de savoir. Israël apportera au Juif d’Afrique la possibilité de retrouver sa terre héritière et non rejeter un ensemble de coutumes, de traditions et de modes de vie qui avaient rendu l’individu partie intégrante du groupe juif africain. Il ne devrait pas y avoir de contrepartie assimilationniste à l’Occidental du judaïsme africain par une certaine rupture avec l’héritage de son passé, comme la désagrégation de la structure familiale et ou la mise en déroute de l’autorité du chef de famille. Même sur le plan sentimental, la famille juive africaine devra demeurer unie.