Comment confondre l’héritage des juifs de Kush à ceux de Babylone.

Ceux qui ont aimé les noirs ont été Moise, Joseph, David, Salomon…
L’histoire des juifs d’Afrique n’est pas une histoire du passé, mais désormais elle se vit au présent avec toutes les difficultés de se faire reconnaitre et accepter.

Les ennemis d’hier n’ont pas changé et les risques pour se maintenir en vie et conserver l’identité est une réalité quotidienne. L’héritage des juifs d’Afrique est celui de tout Israël.

Des lieux de passage des juifs d’Afrique, nous devons le reconnaitre qu’aujourd’hui il ne reste souvent que des ruines, que les documents sont partis en fumée ne laissant une place qu’aux récits.

Une ré-émergence est apparue ces dernières décennies par des survivants de familles endogènes initiées aux marques de leur généalogie et restées soucieuses d’un devoir de transmission.

L’avancée de l’islam en Afrique depuis le XIe siècle s’est accompagnée du Jihad, de l’imposition de la charia et de la relégation au statut blessant de  dhimmli  pour ceux qui ne se soumettaient pas à la religion du prophète.

Parallèlement aux environs du XVe siècle l’église avec l’inquisition imposera aux Juifs d’Espagne d’être rejetés au titre de conversos, d’allumer les bûchers et désignés comme impurs tous ceux qui refusaient la nouvelle foi. L’inquisition poursuivra et maintiendra cette chasse en Afrique.

Tant pour l’Islam que pour le Christianisme, le bannissement des minorités non croyantes à la catégorie d’impureté justifiait selon leur droit exemplaire à leur réduction à l’esclavage dont ont été largement les victimes les populations des tribus africaines des campagnes restées attachées à leur foi ancestrale.

Les objectifs, considérés à cette époque comme « œuvres civilisatrices » de la part de l’Islam et du christianisme en Afrique, ne se sont pas limités aux seules introductions de nouvelles croyances et nouveaux idéaux par la conversion, mais à la volonté d’introduire un nouvel ordre social et manière de vivre.

Pour les tribus juives d’Afrique et les juifs « conversos », les issues de survie n’ont été qu’une porte étroite : néanmoins malgré ces circonstances difficiles, les descendants Bnei Israel ont durablement imprimé la visibilité de leur passage en Afrique.