« Être juif, c’est être capable de se dire « Je n’ai pas raison », c’est être capable de se remettre en cause. Et nos plus grands philosophes, Maïmonide, Isaac Abravanel, le Maharal, dans leurs développements, ont toujours commencé par des questions extrêmement difficiles, à tel point que certains nous disent qu’il ne faut pas lire certains passages de Maïmonide dans Le Guide des Égarés, parce que ça fait peur. Mais les questions ne doivent pas faire peur, parce que ne vivre qu’avec des questions, ce n’est pas vivre, l’important c’est d’avoir des réponses. Mais pour que les réponses soient réponses, il faut au préalable avoir des questions, et c’est tout le sens de la Hagaddah de Pessah.»