Le principe du déterminisme constitue une idée phare dans la Tradition juive, un pilier de la Torah, écrit le Rambam (Michné Tora Hilkhote Téchouva 5, 3)

L’homme détient, à lui seul, le choix de pratiquer le bien ou le mal, de réparer ou non ses erreurs passées en s’efforçant, par un acte de volonté intense, de se libérer des chaînes entravant son être, le rendant esclave de sa propre nature. La notion de Téchouva, de retour vers soi et D. y trouve son fondement.

Le judaïsme nous enseigne l’importance capitale des relations humaines avec toutes les difficultés qu’elles entraînent.

Toutefois, les relations entre l’homme et son prochain sont susceptibles de gêner au point de faire obstacle au processus de purification que l’on vit à Kippour.

La plupart de nos coreligionnaires pensent faussement qu’il suffit simplement de passer la journée a la synagogue à prier avec passion pour être pardonné par D. de tous nos pêchés.

Mais la vérité est que les seuls pêchés pardonnés à Kippour sont les offenses commises envers D. Les offenses commises contre d’autres personnes doivent, elles, être rectifiées individuellement.

C’est pourquoi nos sages nous encouragent à démarrer le procédé de repentance bien avant Yom Kippour et a essayer de rectifier les torts que nous avons tous commis envers d’autres personnes.

La perception erronée que Kippour ou Yom Kippour doit être considéré comme un jour de grande tristesse tient probablement au fait que c’est un jour de long jeune (25 heures).

Mais le but de cette célébration n’est pas tant la mortification ou punition apportée par l’absence de nourriture, mais surtout d’aider a une réconciliation entre tous les hommes d’une part et d’autre part entre les individus et leur créateur.

D’ailleurs le Talmud parle de Yom Kippour comme un des jours les plus joyeux de l’année pour le peuple Juif (Mishna Yoma 8:9).

L’homme est-il responsable de ses actes vis à vis d’autrui ? Poser cette question, c’est poser la question de la liberté de l’homme, c’est aussi poser la question du déterminisme qui régirait nos actes.

Quelle marge de manœuvre la biologie, l’hérédité, l’histoire, le contexte socio-historique, laissent-ils au comportement de l’homme ?

C’est une des questions les plus importantes de la philosophie, de la religion, de la morale mais aussi du droit. La réponse qu’on y apporte a des répercussions politiques et légales. Les plus grands penseurs de toutes les civilisations s’y sont confrontés.