Quel État, quel média ou quelle organisation n’a pas eu une réaction de rejet total à l’annonce de la décision de D.Trump reconnaissant Jérusalem comme la capitale de l’Etat d’Israël ?

Nous ne parlerons pas de l’explosion de colère des États et groupes islamiques avec, en tête, la Turquie et sa protégée l’Autorité palestinienne.

Pour faire court, les États islamiques dans leur majorité ont fait des déclarations d’opposition prônant la reconnaissance de Jérusalem-Est comme la capitale de la « Palestine ».

Sur leurs traces, l’Union européenne a tenté de contrecarrer la décision de D.Trump, mais a eu du mal à réunir l’unanimité nécessaire.

On apprend aussi que la France aurait tenté, avec la Belgique, de faire déclarer Jérusalem comme capitale commune des deux États, israélien et « palestinien »

Nous ne reviendrons pas sur ses votes, à contre-courant de toutes réalités historiques, au sein d’instances internationales comme l’Unesco pour ne citer qu’elle, les disqualifiant au passage.

Alors pourquoi la France s’acharne-t-elle à défendre l’indéfendable et à adopter des positions incohérentes au risque de perdre toute crédibilité au plan intellectuel et diplomatique.

Incohérences à plusieurs titres :

1- Nier l’histoire en générale, et celle du peuple juif en particulier, c’est nier sa propre existence.

L’incohérence ici est de prétendre que les palestiniens auraient des droits naturels sur la ville sainte parce que celle-ci constitue le troisième lieu sacré de l’Islam mais que l’unique lieu sacré que représente Jérusalem pour le peuple juif ne conférerait à celui-ci paradoxalement aucun privilège ni préemption sur la ville sainte qui, sur le plan historique et chronologique, revient légitimement à Israël.

2- Refuser de reconnaître la capitale d’un État membre à part entière de la communauté internationale dont l’existence juridique est irrévocablement établie, c’est faire de cet État le seul État à ne pas avoir de capitale reconnue après 70 ans d’existence.

L’incohérence ici est d’autant plus forte que la France est prête à reconnaître, aujourd’hui même, Jérusalem en partie comme capitale d’un État qui n’existe toujours pas !

3- Prendre une telle position sans concertation et unanimité ne serait-ce qu’avec les états membres de l’UE, et donc unilatéralement, est en parfaite contradiction avec l’Europe macroniste, celle du multilateralisme.

Cette position est d’autant plus étrange que la France a poussé le Conseil de sécurité de l’ONU à se réunir d’urgence suite à la décision américaine prétextant qu’il s’est agi d’une décision… unilatérale et donc dénudée de toute valeur juridique.

Apres son vote au Conseil de sécurité, la France poursuit son cheminement et s’associe à la résolution présentée par la Turquie et le Yémen pour condamner, à nouveau, cette fois-ci devant l’assemblée générale des Nations unies, la décision de Trump.

Quel sens donner à cette position sinon qu’il s’agit là de désigner Jérusalem comme capitale de l’Etat futur de Palestine.

On ne saurait être plus clair quand on dit à son hôte palestinien : “Les aspirations du peuple palestinien ont un écho fort, constant, au sein de la communauté internationale. La Palestine n’est pas seule. La Palestine doit vivre dans des frontières sûres et reconnues avec Jérusalem comme capitale des deux états.”

Voilà ce que déclare Emmanuel Macron aux côtés de Mahmoud Abbas lors de sa visite à Paris après le vote des Nations unies.

Mais comment peut-on reprocher à D.Trump sa prise de position en faveur d’Israël et, dans le même temps, en dupliquer la formule au profit de l’Autorité palestinienne ?

Ce qui est certain, c’est que les encouragements de la France à la politique palestinienne ne conduisent qu’à repousser aux calendes grecs la reprise de négociations entre les parties.

Gageons qu’Emmanuel Macron reprendra le sujet en main et créera, comme il en a le talent, une onde nouvelle en posant comme principe que le partage de Jérusalem n’est pas la clé du conflit israélo- palestinien car la bataille pour la libération de Jérusalem a pris fin il y a exactement 50 ans et, que les Palestiniens ne devront plus chercher un refuge derrière ce faux problème, pour parvenir à une paix souhaitée par tous.

Quant à la question des lieux saints, le monde sait très bien qu’Israël est le seul garant de la liberté de TOUS les cultes dans cette ville sacrée du judaïsme et seul capable d’assurer la sécurité de tous.