Celui qui ébranle la terre, a donné aux Hébreux un rouleau qui survole les cieux comme l’aigle et rapide comme la pensée. Il semble écrit avec une plume de feu arrachée à l’aile d’un des anges qui tourbillonnent autour du dôme céleste. L’Enseignement de Moïse malgré son âge n’a pas pris une seule ride.

A la source sublime des choses, dans le fond inaccessible des Cieux et des Temps, l’Eternel Lumière incréée et ineffable se révèle à tous ceux et celles qui aspirent d’en être !

Où coulent le lait et le miel ?

Sur la terre brûlante d’Israël, sous le ciel limpide de Jérusalem, dans la cité douloureuse et prophétique de David, les vérités entrevues comme en songe dans le brumeux Occident se révèlent une réalité formidable.

Essence du passé et rêve d’avenir, Jérusalem en vient à résumer l’unité organique de la Science, de l’Art et de la Religion de la Vie intégrale.

Dans la lumière et la majesté du lieu se dressent les symboles parlants de l’Esprit éternel, de l’Âme du monde et du Verbe créateur qui engendre les êtres et leurs métamorphoses.

Là réside les Idées qui tiennent la clé de l’intelligence incarnée en des hommes et voient se dérouler devant elle les jeux héroïques, la tragédie humaine et l’histoire céleste reflétée dans l’image. Elle les a vues lutter entre elles, mourir et ressusciter, se perdre et se retrouver, nouer enfin cette chaîne humaine, qu’enseigne Moïse, qui relie la terre au ciel.

Là où résident les Formes mélodieuses qui possèdent le secret de la Beauté.

Terre Sainte, aux sanctuaires des Prophètes, plongée au mystère de la Douleur, de la Souffrance et de la Mort, d’où jaillit l’énigmatique annonce des résurrections et des joies immortelles. Sous leur frisson se construit la grande Harmonie qui joint les âmes, les peuples et les mondes. Là résident les Forces divines où se fusionnent dans un unique cœur l’amour de l’humanité.

Tout individu à la recherche de la vérité d’un cœur sincère et résolu dans un temps en décomposition morale où tous les hommes semblent atteints d’un cancer cérébral, où l’Argent, le Plaisir et l’Envie rongent les volontés et se dressent telles des idoles debout sur les ruines de l’Idéal, de l’Art et de la Foi.

Puisse-t-il vaincre un jour dans l’arène de la vie, après avoir contemplé la Vérité dans ce sanctuaire, où l’on pénètre par la triple porte de l’Intelligence, de la Beauté et de l’Amour !

La terre d’Israël où coulent le lait et le miel, a bien changé au cours des siècles, où sont maintenant l’opulence de cette terre offerte tant de fois aux enfants d’Israël par le Seigneur-Dieu, la splendeur du royaume de Salomon et la somptuosité du roi Hérode ?

Les environs du lac de Génésareth (lac de Tibériade) et de la plaine de Jéricho qui furent autrefois des paradis terrestres, sont des steppes incultes depuis l’incendie du Temple par le généralissime Titus en l’an 70 et la destruction de Jérusalem par l’empereur Hadrien en l’an 135.

Le pays d’Israël, est devenu au fil du temps pauvre, sauvage et marécageux, un pays de malédictions, de brigands et de pèlerins, attendant pour refleurir la Rédemption par le retour des Enfants d’Israël sur la Terre sept fois promise à Abraham, Isaac, Jacob/Israël et Moïse.

« Malheur à ceux qui sont sages à leurs propres yeux et intelligents suivants leur opinion ! » (Is. 5, 21)

Le Judaïsme exerça au cours des siècles une forte attraction sur l’élite lettrée des adeptes christiques et islamiques. Les chefs spirituels de ces deux religions sœurs pour se garder du danger intérieur, qui venait des racines saintes et du tronc sacré où ces deux cultes furent greffés, dénigrèrent injustement et outrageusement leur origine. L’une et l’autre, de ces deux confessions, s’ingénient à scier la branche qui la porte. Dommage ! Dommage pour l’humanité !

Dieu réalisa un début de promesse en ramenant les rescapés, ses dispersés, des quatre coins de la terre sur les ailes d’aigles d’argent au pays promis à ses serviteurs.

Les Juifs de retour dans la patrie promise par Le Seigneur-Dieu, que certains désignent sous le nom d’Allah, pays donné aux enfants d’Israël. Les marécages furent asséchés, les arbres produisent des fruits en abondance, la terre fournit des agrumes comme jamais, la vigne présente des grappes opulentes.

Les jardins refleurissent et le pays, où coulent le lait et le miel, fut inondé d’écoles, d’universités, d’autoroutes, de technologies et d’usines High-Tech. La première partie des prophéties s’est réalisée, les enfants d’Israël sont de retour au pays.

Que nous réserve l’avenir ?

L’Apocalypse de Jean ou la paix au sein de toute la création suivant l’oracle d’Isaïe (Ch. 2, 4-5 – Ch. 11, 1-13 – Ch. 60-61-62) ? Qui le sait ? Seule l’action de l’homme ou de la nature peut changer le futur. C’est l’Eternel présent qui l’a dit à Moïse !(Ex. 3, 14)

Grandeur et servitude, splendeur et misère de Jérusalem miroir du Judaïsme. Grandeur et splendeur incomparable elle est faite du rôle et de la signification de cette ville dans l’histoire de l’humanité.

Elle est fondée de toutes les prophéties juives, chrétiennes et musulmanes accumulées sur elle, leurs incroyables réalisations, sous le regard circonspect et incrédule des chrétiens et des musulmans, après dix-huit siècles de pérégrinations de ses légitimes propriétaires, étonnent et surprennent.