Vendredi soir, juste avant le début du Chabbat, où je n’ai pas accès à Internet ou aux nouvelles, j’ai entendu parler d’une attaque terroriste qui a tué 2 personnes dans une ville appelée Otniel juste à côté de Hébron. Les noms des victimes n’avaient pas encore été publiés quand le chabbat est entré.

Tout le chabbat, j’etais inquiet – sur le plan personnel, je me suis demandé si c’était quelqu’un que je connaissais.

Au niveau national, je pleurais la perte d’un cher frère.

Sur un plan universel, je pleurais des personnes innocentes qui ont été assassinées sur leur chemin à une fête de famille, seulement parce que leurs assassins détestent notre mode de vie. Voilà comment je suis entré dans le Chabbat et ces pensées restaient avec moi toute la journée.

Lorsque Chabbat est terminé, avant même que j’ai pu entendre les noms des personnes tuées a Otniel (Rabbi Yaacov et Nathaniel Litman hy « d), j’ai entendu parler de l’attaque terroriste horrible à Paris. Près de 200 personnes ont été tuées, et pourquoi ? Parce que les membres ISIS ne peuvent pas supporter leur mode de vie – notre mode de vie.

ISIS ne peut pas supporter les mots : liberté, égalité, fraternité.

Il y a à peine deux semaines, j’etais à Paris et j’ai visité l’Assemblée nationale et le Sénat, où j’ai rencontre des gens qui incarnent ces valeurs si clairement et qui travaillent pour les diffuser en France et dans le monde.

Le président de la République française a déclaré que l’attaque est une déclaration de guerre contre la France. Ceci n’est que partiellement exact. Ce n’est pas une déclaration de guerre puisque la guerre a déjà été déclarée il y a longtemps. Et la guerre n’est pas entre la France et ISIS mais entre la civilisation moderne qui aime la liberté, d’une part, et un islam radical qui hait cette liberté de l’autre.

Cet islam radical est dérangé par des gens qui vont danser lors d’un concert à Paris. Il est dérangé qu’un Juif va à une fête de famille sur la Terre d’Israël. Il est dérangé que les Canadiens ont une démocratie avec un parlement à Ottawa. Il est dérangé que les Américains promouvoient une économie libre à New York, et plus encore. Il n’y a pas de frontières. Il y a une lutte idéologique profonde.

Liberté d’une part, et la soumission d’autre part (en arabe, la traduiction de « Islam » c’est « soumission »). Partout où il y a de la liberté, cela devient une cible pour eux. Et nous, les amoureux de la liberté devons rester unis, sur un front commun, contre eux.

Je suis Toulouse. Je suis Ottawa. Je suis Jerusalem. Je suis New York. Je suis Tel Aviv. Je suis Sousse. Je suis Londre. Je suis Madrid. Je suis Marrakesh. Je suis Otniel. Je suis Paris.

Je suis Liberté.