Sur la Route de la Paix de Women Wage Peace, chacune (et chacun) marche pour des raisons diverses, mais avec certitude nous marchons toutes pour une raison commune bien claire : pour obtenir des accords politiques qui mettront fin au conflit avec les Palestiniens.

Nous sommes persuadées que l’obtention d’accords politiques est possible et que les femmes peuvent être une des clés majeures à ce processus de Paix.

Or, je marche avec certitude aussi pour une autre raison. Je marche pour la mémoire d’Eitan Barak Z »L, premier soldat tombé au front lors de la Guerre Bordure Protectrice (Tsouk Eitan) de l’été 2014.

Eitan, je veux que depuis là-haut tu saches que depuis trois ans, depuis la création de WWP, je marche souvent pour toi, principalement pour toi et pour nos soldats tombés au front, pour tous les civils tués dans les guerres et les attentats terroristes, pour les enfants, pour nos enfants.

Je marche pour la cause des enfants. Car pour nous les mères, à 20 ans vous êtes encore des enfants, nos enfants.

Comme mes camarades de WWP, je marche pour que la prochaine guerre soit évitée. Je marche car le Rapport du Contrôleur d’Etat publié en mars dernier est tout à fait conforme à ce que nous, femmes israéliennes de tous bords, avions supposé à la fin de Bordure protectrice : cette terrible guerre de 50 jours aurait pu être évitée !

Pas parce que nous nous leurrons face à cette organisation terroriste qu’est le Hamas, non vraiment, aucun leurre concernant les terroristes ! Mais parce que nous savons qu’Israël peut faire le choix réel et possible d’accords politiques.

Je ne te connaissais pas Eitan, mais je connais ton oncle. Je savais que ta maman Michele était franco-belge, et quelque chose en toi me rappelait mon fils.

Quand mon fils était à Gaza, contrairement au très beau livre de David Grossman Une femme fuyant l’annonce, je n’ai pas fui.

Je savais hélas que le pire du pire pouvait arriver, mon fils était au cœur de Gaza. Je le savais pour avoir vu depuis mon alyah (la montée en Israël) trop de soldats tués au front, en commençant par le premier soldat tué au Liban l’été 1982, dont je connaissais le père.

Nous femmes, nous donnons la vie, et nous avons le droit et surtout le devoir de préserver la vie. C’est ce qui nous unit dans cette volonté de paix, nous femmes de gauche, centre et droite, juives et arabes. C’est ce qui nous oblige à surmonter nos divergences politiques, religieuses et culturelles. Car oui, nous montrons que la paix est possible ! Oui nous montrons par nos actes quotidiens depuis 3 ans, sans relâche et sans répit, que les femmes peuvent mener cette Route de la Paix.

JOIGNEZ-VOUS A NOUS DEMAIN A JAFFA ET CE DIMANCHE A LA MER MORTE ET A JERUSALEM – POUR LA CAUSE DES ENFANTS ! POUR QUE NOS ENFANTS PUISSENT VIVRE EN PAIX !