Ceux qui croient devoir être – par principe – anti israéliens, comme les inconditionnels d’Israël, devraient aller voir ce film. Ces derniers verront là, confirmation des raisons de leur amour d’Israël, qu’ils n’arrivent pourtant pas à faire partager aux premiers.

Ce film, réussit à montrer plus que de longs discours la réalité de la pratique au quotidien (même dans ses excès) de la démocratie israélienne telle qu’on l’envie à travers le monde.

En effet : la ville qui ne dort jamais (théâtre de l’histoire) ne dort pas plus – dans le film – pour les 3 étudiantes arabes israéliennes qui y partagent une colocation plus commode pour la proximité de leur université Tel Avivienne que leur village du nord du pays.

Durant tout le film, on n’y croise jamais de méchants soldats israéliens bousculant de « pôvres » arabes palestiniens (forcément). Aucun contrôle de police, pas même pour l’intégriste arabo-musulman qui souhaite contrôler lui, pour le coup, la vie, les mœurs et le quotidien de sa petite amie, pourtant pratiquante, et voilée (colocataire et étudiante).

On y voit Tel Aviv telle qu’on la connait et l’imagine « coté juif /israélien », souvent de nuit, et où se mêle, se mélange, vit, s’amuse, respire, sniffe et s’éclate une autre population, qu’on pense séparée, et qui est pourtant totalement et parfaitement intégrée au quotidien de l’ensemble des Israéliens et plus spécialement des résidents de Tel Aviv.

Voilà une photographie d’Israël qui est forcément dérangeante pour nos « gauchistes » qui les obligerait à revoir leur copie, et leur vision d’un pays qu’ils ne supportent pas de constater bien plus ouvert et libre que n’est devenue la patrie de Victor Hugo.

Attention quand même : tous les excès d’une certaine jeunesse israélienne, juive et arabe y sont montrés, parfois même crûment. Raison pour laquelle il vous faut également interroger votre propre degré d’ouverture d’esprit avant d’y aller.

Vous voilà prévenu.

Bonne séance et à bientôt pour d’autres commentaires