Tout récemment l’ONU a publié le 4ème rapport sur le bonheur mondial.

« L’indice de bonheur » de chaque pays définit le niveau de satisfaction des habitants, leur bien-être subjectif, sur la base d’une enquête touchant 3000 habitants de chaque pays et portant sur sept domaines : le niveau de vie (PIB par habitant), le soutien social, l’espérance de vie en bonne santé, la liberté personnelle, la générosité, la corruption ambiante et enfin une moyenne des résultats des trois dernières années.

Dans cette enquête Israël arrive dans le peloton de tête à la 11ème place sur 157 pays (la France n’est qu’en 32ème position).

Le paramètre qui place Israël en tête est « la confiance dans le soutien sociale », particulièrement important dans l’évaluation du sentiment de bonheur et de satisfaction personnel. La question posée était : « si vous êtes en difficulté avez-vous de la famille ou des amis sur qui compter pour vous aider ? ». Le niveau de solidarité filiale ou communautaire est suffisamment élevé pour placer Israël en très bonne position.

D’autres études menées par le centre officiel de statistique d’Israël (publie par Sever Ploutsker dans le journal Yediot Aharonot – 03.03.17 – sous le titre « Statistiquement heureux ») vont dans la même direction.

Ces études illustrent l’amélioration de la qualité de la vie durant la décennie 2005-2015 :

  • Le nombre de morts sur les routes ont diminués de 6.3 à 3.8 pour 100.000 habitants et le nombre de blessés de 34 à 21.
  • Le sentiment de sécurité personnel a régulièrement augmenté : en 2005, 74% des israéliens (dont 63% des femmes) n’avaient pas crainte de sortir seul la nuit, en 2015 81% dont 71.5% des femmes ont ce même sentiment.
  • Le nombre de victimes de violences a baissé, de 1.7% en 2005 à 1/2% en 2015.
  • Les taux d’israéliens qui considèrent que leur santé va bien ou même très bien a augmenté de 77.5% à 84% (les « très bien » sont passés de 44% à 65%). Et parmi les Seniors le taux des satisfaits a augmenté de 37.5% à 56%.
  • La déprime touche moins de gens qu’il y à 10 ans : 10.5% en 2005 contre 7.5% en 2015.
  • Les conditions de logement se sont améliorées et 86.5% se déclarent satisfaits de leur appartement contre 81.5% en 2005.
  • L’environnement convient mieux aux habitants dont le taux de satisfaction vis à vis des parcs et terrains verts passe de 50.5% à 56%.
  • Le taux de l’emploi a fait un bond en avant durant cette décennie et est passé de 50.4% de la population à 60.7%, surtout parmi les femmes : de 45.5% à 56%, principalement parmi les femmes arabes : de 15% a25%.
  • Le travail partiel par manque de choix a beaucoup diminué : de 5.5% à 2.8% et chez les femmes de 9% à 4%.
  • Les gens sont plus satisfaits de leur lieu de travail : 88.5% le déclare en 2015 contre 83% en 2005, parmi les femmes ce taux passe de 86% à 90.5%. Intéressant de remarquer que parmi les femmes arabes ce taux passe de 78.5% à 87.5%.
  • Les salaires sont encore très insatisfaisants mais si 51% (46.5% des travailleurs arabes) se déclaraient satisfaits de leurs salaires ce taux passe à 59% des israéliens (et 59.5% parmi les arabes).
  • En 2015, 60% des israéliens se déclaraient satisfaits de leur situation économique contre 50% il y a dix ans.
  • Le niveau de vie réel d’une famille a augmenté durant cette période de 23% et la rémunération brut a augmenté de 19% a approche les 16.000 Shekels par mois. La rémunération moyenne d’une famille arabe a augmenté de 43.5% et atteint les 10.000 shekels par mois. L’écart subsiste mais a beaucoup diminué.
  • Le sentiment de solitude pénible a été réduit de 31% à 23% et parmi les seniors de 43% à 33%.
  • S’il y a 10 ans 16% des habitants de plus de 65 ans redoutaient de se retrouver sans soutien dans les moments difficiles ce taux est passe en 2015 à 9%.
  • Sommes-nous plus « heureux » ? 89% des israéliens se considèrent satisfait de leur vie contre 82% en 2005.
  • D’après les statistiques nous sommes un des peuples le plus heureux de par le monde (11ème position), mais cela ne se traduit pas par une vision optimiste de l’avenir : 50% sont confiants dans l’avenir alors que l’autre moitié se sent angoissée – exactement comme il y a 10 ans.

Ces données n’arrivent que difficilement à convaincre les israéliens, persuadés par les medias qu’ils vivent dans des conditions extrêmement pénibles, dans un pays corrompu, où tout se détériore et va à la catastrophe.

Cet écart important entre le sentiment personnel des gens, généralement contents de leur vie, et l’image très négative que reflètent les medias illustre assez bien le rôle que jouent aujourd’hui les medias dans notre société.