John Kerry, secrétaire d’Etat américain, pour la première fois vient d’avouer que les négociations israélo-palestiniennes sont dans un « moment critique« .

L’annonce du Chef de la diplomatie américaine montre l’intransigeance des deux parties autour de la table. L’arrêt de la libération des prisonniers et l’annonce de l’adhésion de la Palestine aux institutions internationales sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

En tant que diplomate, John Kerry semble caché les principaux points de divergence qui minent les négociations. Parmi ces points d’achoppement, il y a l’établissement des futures capitales des deux Etats, la limitation des frontières, la question de l’eau. Résoudre tous ces points, dont quelques-uns qui s’avèrent incertains, se révèle difficile voir même impossible.

La Jérusalem Est qui est revendiqué par la Palestine est presque toute peuplée par la population israélienne.

Ce serait de l’utopie de croire que Jérusalem Est va devenir la capitale d’un éventuel Etat palestinien.

Tout de même, Israël pourrait se retirer des territoires considérés comme occupés. Le retrait de colons juifs de la bande de Gaza en est un exemple. L’épineuse question de retour des frontières de 1967 demeure de plus en plus incertaine à tenir.

La radicale revendication des Palestiniens sur les frontières risque de retarder la signature de tout éventuel accord de paix.

Israël de son côté doit infléchir sa position sur le volet retour des réfugiés. Estimés à environ 5 millions, le retour de ces réfugiés ne comporte de risque à l’égard de la sécurité de l’Etat hébreu.

Mais, au-delà des points difficiles sur la table, les deux parties ont visiblement un manque de volonté politique à faire enregistrer des résultats positifs aux négociations. Sinon, ce n’est pas l’absence de libération des prisonniers et l’adhésion de la Palestine qui doivent freiner  ces pourparlers.

Les deux parties sont appelés à faire des concessions difficiles pour obtenir une paix. « La décision n’appartient vraiment qu’à eux (Israéliens et Palestiniens). Ils savent quelles sont les options et les enjeux », a lancé M. Kerry en réclamant « un compromis décisif pour pouvoir avancer », a ajouté Kerry en direction des deux parties en négociations.

Ce qui quand même redonne de l’espoir c’est la volonté des populations de deux Etats à trouver une solution pacifique. Les négociations ouvertes entre les gouvernements de l’Israël et de la Palestine en est l’illustration.

Un grand pas a été franchi, celui d’obtenir la solution des deux Etats.

Même si les modalités de la mise en place de cette solution divisent, israéliens et palestiniens s’accordent néanmoins qu’il est possible, dans l’avenir, de vivre entre voisins dans la paix.

Pour réaliser ce rêve les deux parties doivent faire des concessions décisives.