Le Proche-moyen Orient et le monde entier ont suivi attentivement et certainement avec intérêt les élections législatives israéliennes. Le peuple s’est exprimé et a choisi. Benjamin Netanyahu a été reconduit de justesse pour un cinquième mandat.

C’est le triomphe d’un programme politique ultra-droite, identitaire et raciste. Le comble du choix démocratique qui à travers un bulletin dans l’urne mène l’espoir d’une solution pacifique à deux États plus lointain.

Malheureusement tout comme Israël, en Palestine, les va-t’en guerre sont au-devant de la scène politique. Il y a 13 ans, le mouvement terroriste le Hamas a été triomphalement élu face au Fatah de Yasser Arafat. Depuis, aucune élection n’a eu lieu. Mais le dernier scrutin est jusqu’ici l’unique référence fiable sur la démocratie en Palestine.

L’élection de 2006 montre le choix des palestiniens aux violences pour espérer arracher un Etat indépendant. Ce qui était plus drôle à l’époque, c’est quand les différents sondages plaçaient Marouane Barghouti en tête s’il arrivait à se présenter. Cet homme condamné pour avoir assassiné des personnes innocentes serait élu par la voix des urnes. N’est-ce pas une éventuelle victoire d’un violent terroriste ?

« Chaque peuple mérite ses dirigeants », c’est un adage africain connu notamment chez les Peulhs. Entre israéliens qui votent pour un programme identitaire qui soutient l’annexion des territoires occupés et palestiniens qui ont choisi des terroristes qui prônent la disparition d’Israël, l’espoir d’une paix durable est loin de s’y installer.

La peur et la psychose ont eu sans doute raison sur l’espoir et l’humanisme dans ces territoires qui abritent les symboles des trois religions abrahamiques.