« Je déplore le fait qu’au moins quarante-quatre Palestiniens ont été tués du fait des actions israéliennes et qu’au moins deux-cent-vingt-sept autres ont été blessés dans des bâtiments des Nations Unies (NU) qui étaient utilisés comme abris d’urgence (…) Je suis consterné que des groupes d’activistes palestiniens aient mis en danger les écoles des Nations unies en les utilisant pour cacher des armes. Les trois écoles où des armes ont été trouvées étaient vides à ce moment-là et n’étaient pas utilisées comme refuges (…) Les bâtiments des Nations unies sont inviolables et doivent être des endroits sûrs, en particulier dans une situation de conflit armé.(…) J’œuvrerai avec toutes les personnes concernées et je n’épargnerai aucun effort pour que de tels incidents ne se reproduisent jamais.»

Ces propos, rédigés par le secrétaire général des NU dans une lettre accompagnant un rapport ad hoc. Ce rapport traite des bombardements lancés en juillet & aôut 2014 depuis Gaza par la milice Hamas sur les populations civiles israéliennes et des ripostes israéliennes sur les populations civiles palestiniennes.

Les experts des NU ont déjà conclus les éléments suivants.

1-Le conflit israélo-arabe a été engagé et soutenu dès 1948 par les Etats arabes en violation de la résolution 181 des NU établissant un Etat arabe et un Etat hébreu et en violation de l’interdiction de Droit international public de procéder au règlement des conflits par voie militaire.

2- L’absence de légitimité et de légalité internationales du Hamas lui permet de ne pas respecter les dispositions internationales en bombardant les populations civiles. Ces bombardements constituent un crime de guerre.

3- Les ripostes militaires israéliennes ont consisté à viser les lieux servant de bases de lancements des roquettes à destination de sa population civile. Ces lieux ont été investi par le Hamas pour y placer les populations civiles et enfantines palestiniennes. Ces méfaits violent toutes les dispositions de Droit international public prohibant l’utilisation   de population civile et d’enfants à des fins stratégiques ou militaires.

4- La responsabilité des directeurs d’établissements des NU à Gaza ayant subi les bombardements israéliens portent une responsabilité déterminante quant à l’usage de leurs établissements par le Hamas à des fins contraires à la charte des NU.

In toto, ce conflit qui ravage les populations civiles antagonistes depuis soixante-sept ans pourrait prendre fin en se conformant aux principes généraux du Droit international public, savoir, respect par l’Autorité palestinienne de la résolution 181 des NU portant création de deux Etats, l’un arabe et l’autre hébreu, règlement de la difficulté créée par l’établissement du Hamas à Gaza, et enfin retour aux négociations.

Pierre Saba

28 avril 2015