Afin de résoudre les conflits internes aux diverses populations et avec la puissance mandataire (Royaume Uni), l’Assemblée générale des Nations Unies décidait en 1947 de retirer à Londres son mandat sur la Palestine pour partager son territoire en trois entités (hébraïque, arabe et internationale). Elle concrétisait ad perpetuum sa décision par la résolution portant numéro 181.

Le refus des Etats de la Ligue arabe d’honorer et de respecter la résolution -181 se traduisait par l’invasion du territoire décolonisé dès le premier jour d’indépendance de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948. Les armées de la Ligue des Etats arabes et particulièrement celles du Liban, de la Syrie, de l’Egypte et du royaume hachémite créaient un état de guerre qui perdure depuis soixante-sept ans. 

Les conflits militaires déclenchés par les Etats arabes contre Israël ont été gagnés par l’Etat hébreu et ont conduit les assaillants à de successives pertes territoriales.

Les acquisitions territoriales au profit de l’Etat d’Israël sont le résultat des agressions perdues contre lui. Les « restitutions » territoriales au profit des Etats arabes sont le résultat des accords de paix entre les parties.

Cette novation de Droit international public (rétributions territoriales en provenance du vainqueur et à destination du perdant) n’a cependant pas retenu la partie arabe de poursuivre sa volonté déclarée de destruction, d’isolement, de difficultés et d’impossibilité de reconnaissance d’Israël.

Réalisant la faillite que constituaient les conflits armés contre Israël, ses ennemis choisissaient d’intensifier le terrorisme en ciblant la population israélienne. L’édification d’un mur de protection civile et militaire d’une part, les succès des services de renseignements d’autre part ont permis à Jérusalem de réduire les affres de la terreur à sa portion congrue.

L’Autorité palestinienne – produit et violeur patenté des accords de paix avec Israël – allié avec la milice islamiste Hamas opte désormais pour le conflit diplomatique. 

Les diverses déclarations d’ «indépendance» palestiniennes, notamment celle prononcée à l’ONU en 2014 par son chef Abbas, ses provocations antisémites proférées la même année à la télévision palestinienne («souillures par les Juifs du Mont du Temple»), etc, attestent de la volonté vaine et sempiternelle d’en découdre avec l’Etat hébreu comme d’affirmer sa solidarité avec l’antisémitisme international.

En dépit de la tristesse d’une situation qui endeuille inutilement les peuples, un conflit diplomatique provoque de moindres dégâts qu’un conflit militaire. L’expérience régionale illustre paradoxalement et proportionnellement l’îlot de tranquillité civique, économique, marchande, etc, que représente au Proche Orient l’Etat hébreu.

Il semblerait que l’autorité publique israélienne pourrait procéder à une nouvelle adaptation au conflit qui lui est imposé cette fois sous forme diplomatique. A moins de pressions, subornations et autres prévarications, les menaces de saisine des cours internationales semblent peu crédibles et les motifs annoncés par la partie palestinienne (crimes de guerre…) ne pourraient qu’être déboutés et se retourner contre elle.

Réduire au silence un peuple libre est une charge impossible. Ni leurs nombres administratifs, démographiques, ni ceux de leurs assauts, de leurs budgets incontrôlables et faramineux n’ont permis aux ennemis d’Israël de lui imposer un quelconque fléchissement depuis soixante-sept ans !  La nature autocratique des régimes qui lui sont hostiles cadre des potentats qui préfèrent perdre des guerres que leurs pouvoirs.  Le problème numéro un du conflit israélo arabe est la nature dictatoriale et financière des adversaires d’Israël.

Pierre Saba

4 janvier 2015