Cette fête traditionnelle de la communauté juive noire se déroule tous les ans le 29 du mois de Heshvan, soit exactement 50 jours après Yom Kippour.

En 2008, le gouvernement israélien a officiellement ajouté cette fête de Sigd au calendrier des fêtes juives.

Ce mercredi 11 novembre, les responsables politiques israéliens se sont résolus à souhaiter à la communauté juive noire, la bonne fête de Sigd.

Ce geste des responsables politiques israéliens doit mener à une redéfinition de l’axe « Intégration » qui tient compte d’un tournant majeur intervenu en Israël : le renforcement du rôle de l’Etat dans les processus économiques et sociaux chez les juifs noirs d’Israël.

Le retour de l’Etat dans la meilleure intégration de ses minorités doit être vu comme une nécessité pour améliorer la qualité des politiques publiques et rompre avec les excès du libéralisme.

Cet intérêt va de pair avec une redéfinition de l’agenda public dans le sens de la mise en place de politiques de développement au sens large sur le plan social (lutte contre la pauvreté, politiques sociales innovantes, discrimination positive) comme dans le domaine économique (intégration et d’insertion sociale)

Par conséquent, le rôle accru de l’Etat devrait aller de pair avec un renouvellement de la réflexion sur la relation entre les systèmes politiques et les politiques publiques.

Dans ce cadre, les travaux sur l’émergence d’une nouvelle politique sociale et plus généralement de politiques publiques devrait nourrir un débat mené de fonds sur l’activation et d’élargissement de l’agenda gouvernemental.

Ce débat devrait non seulement traiter des problématiques directement liées aux caractéristiques socio-économiques du pays mais aussi d’autres thèmes qui constituent des enjeux cruciaux pour le bien-être des citoyens israéliens dans leur ensemble.

C’est le cas notamment des questions ayant trait aux problèmes liés à l’éducation ou encore aux tensions qui en sont induites.

Il en résultera que l’agenda public devrait être dominé par des questions liées aux questions sociales du pays, pays qui est souvent soumis tant aux pressions exogènes qu’aux logiques d’émergence de divers secteurs de la société civile (classes moyennes, groupes ethniques).