Les relations internationales ont horreur du vide. L’absence d’initiative diplomatique est toujours comblée. L’Etat absent sur ce plan se voit imposer activités et décisions répondant ou contrariant l’intérêt national.

C’est le cas d’Israël. Depuis plusieurs années, Jérusalem laisse passer les trains diplomatiques en les négligeant ou en les refusant.

Les plus injustes des conséquences de cette absence est pour Israël de voir le terrain diplomatique occupé par ses ennemis, de se retrouver «le dos au mur» et en situation de sempiternelles justifications.

Certes, la situation sécuritaire du pays urbi et orbi polarise considérablement l’attention de l’autorité publique.

Pour autant, l’intérêt supérieur d’Israël nécessiterait un effort supplémentaire sur le plan des initiatives diplomatiques et des relations internationales.

Pierre SABA

20 Juin 2016