« John Kerry accuse Israël d’avoir entravé le processus de paix », « John Kerry reproche à Israël de nuire aux discussions de paix », « John Kerry, exaspéré, s’en prend à Israël », « Négociations au Proche-Orient : Kerry accuse Israël ».

Ce sont quelques titres de la presse du jour suite aux déclarations du Secrétaire d’état américain face à la Commission des Affaires étrangères du Sénat : « Malheureusement, les prisonniers n’ont pas été libérés le samedi où ils devaient l’être. Puis, un jour, deux jours, trois jours sont passés et dans l’après-midi, quand ils pouvaient peut-être le faire, 700 logements de colonisation étaient annoncés à Jérusalem et pouf, voilà où nous en sommes ».

Selon cette présentation succincte, nul ne peut, en effet, en déduire autre chose qu’une responsabilité israélienne. C’est ce que font tous les médias, systématiquement habitués à pointer l’état du peuple juif, la réflexion leur étant devenue totalement étrangère !

Est-ce le cas réellement ? Bien sûr que non !

Ce que John Kerry ne dit pas au Sénat américain est la raison qui a poussé le Premier ministre israélien à refuser la libération du dernier contingent de terroristes. Celle-ci est due au refus de l’Autorité palestinienne (AP) d’accepter une prolongation des négociations, au moins jusqu’à la fin de l’année 2014. Une libération qui n’aurait eu comme gain unique que celui de raviver la douleur de familles des victimes.

Pas même celui d’avoir obtenu, lors de ces négociations, l’aval de l’AP quant à la solution de deux états pour DEUX peuples. L’un d’eux étant le peuple juif.

Le plus ‘’comique’’ de cette situation étant qu’est reconnu comme responsable celui qui souhaite et agit en faveur de la poursuite des pourparlers !

Le monde à l’envers !

L’autre grief attesté par John Kerry est : « 700 logements de colonisation étaient annoncés à Jérusalem ». Plus précisément dans le quartier de Gilo, au sud-ouest de Jérusalem et peuplé, actuellement, par plus de quarante mille israéliens.

L’imagination est-elle si fertile dans ce conflit qu’elle permet d’imaginer son démantèlement futur ? Quel gouvernement et quel parti politique israéliens -hormis d’extrême gauche- permettraient une telle chose, autrement dit la division de la capitale Jérusalem ?

Ce secteur est donc appelé à rester dans le giron israélien. Les constructions en son sein ne peuvent donc être considérés comme un frein au processus de paix qui, jour après jour, se transforme en farce. Il est donc grand temps que celle-ci se termine et avec elle les accusations illogiques telles celles ci-dessus qui conduisent à installer le peuple israélien, et à travers lui le peuple juif, aux prises grandissantes de l’antisémitisme.

Des condamnations qui font la joie de l’Autorité palestinienne mais qui entravent voire reculent la venue de la Paix réelle tant désirée par la majorité du peuple d’Israël prête à la solution de deux états pour DEUX peuples.

Amos Oz, écrivain israélien de gauche, avait appelé en 2004 les occidentaux à aider Israël à divorcer des ‘’Palestiniens’’. Dans la quatrième de couverture de son livre, y est écrit prémonitoire : « si j’étais encore un Européen, je ferais attention à ne montrer personne du doigt ».

Il est temps qu’un autre cri soit poussé, voire hurlé et que le divorce entre Israël et tous les ‘’faiseurs de paix’’ soit entamé au plus tôt.

Que John Kerry s’attèle à l’avenir à éteindre les incendies que l’administration qu’il sert a allumé, ailleurs, sur la planète depuis 2009, notamment l’Iran qui est parvenu au seuil de l’arme atomique grâce aux carences d’Obama !

Seulement ainsi la Paix progressera au Proche-Orient !