En apportant au monde (a travers la Torah) l’idée du Dieu unique et la notion du « Tikoun Olam » (réparation du monde), le peuple juif a consacré la notion d’espoir.

Pour la 1e fois dans l’humanité, le genre humain n’était pas sur terre que pour manger, dormir, se reproduire et mourir comme le reste des animaux, mais il devait aussi apporter sa contribution pour construire un monde meilleur.

Les hommes ne sont plus assujettis aux dieux, mais ils peuvent par leurs actions influer sur la marche du monde et sur les décisions du Créateur de toutes vies. En cela, ils se donnent l’espoir qu’eux et leurs descendants pourraient vivre une meilleure vie.

Mais en retrouvant la terre d’Israël après plus de 19 siècles d’errance de par le monde, le peuple juif vient de consacrer l’optimisme. En effet, on ne se contente plus d’espérer en priant l’an prochain a Jérusalem, mais c’est enfin arrivé. Les vœux formulés chaque année pendant des siècles, ont été exaucés. L’espoir s’est transformé en optimisme.

L’optimisme est la face active de l’espoir. L’espoir nous permet de garder la Foi, l’optimisme nous la rend concrète.

De fait, toute l’histoire du peuple juif est l’expression concrète de la notion d’optimisme. Parsemée de hauts et bas, de situations de privilèges aux situations les plus catastrophiques, de menaces de disparition et a la renaissance plus fort que jamais.

Ne jamais renoncer a ses valeurs, croire que le meilleur reste toujours a venir, savoir que le miracle est a portée de mains, est une vraie leçon d’optimisme. Ainsi l’on ne se contente plus d’espérer, on y croit vraiment !

La renaissance du pays d’Israël est la preuve la plus flamboyante que, quelle que soit la situation du moment, et même si elle dure très longtemps, le meilleur peut tout de même arriver. A condition que l’on y croit encore, surtout dans les moments les plus terribles. Ce qui, avouons le, est loin d’être toujours facile.

C’est en cela que l’optimisme est plus volontaire que l’espoir. On peut toujours garder espoir, même dans les pires moments, car c’est une pensée passive qui peut se permettre d’aller et venir.

L’optimisme lui est une pensée active qui nécessite un plus grand investissement énergétique. Il faut vouloir pour le demeurer. C’est un entrainement mental quotidien et permanent, sinon les vieux démons du désespoir reprennent vite le dessus.

Pour finir cet article de façon positive, je veux citer une phrase très prisée dans la culture religieuse juive : il n’y a pas de désespoir, il n’y a que des gens désespérés…

A chacun de nous de vouloir ne pas l’être, puisqu’il y a toujours de vraies raisons de continuer d’avancer. L’histoire d’Israël est la pour nous le rappeler.