Dans la nuit du 21 au 22 juillet 2018, huit-cents casques blancs syriens (équipes humanitaires syriennes) et leurs familles, pourchassés par les forces armées syriennes du régime-Assad, ont été admis à entrer sur le territoire israélien afin de se réfugier en Jordanie. Une fois en Israël, les casques blancs ont été embarqués à bord d’autobus qui les ont transportés en Jordanie où ils sont désormais en sécurité.

Ce n’est pas la première fois qu’Israël ouvre ses portes aux Syriens fuyant la guerre civile qui ravage leur pays. Il s’agit d’exception à l’état de guerre entre les deux Etats qui dure depuis l’agression syrienne contre l’Etat hébreu en 1948.

L’initiative humanitaire d’Israël à l’avantage de population civile syrienne en danger est courageuse. Elle s’est effectuée en temps et dans des conditions de guerre entre les deux Etats. Elle préfigure ce que pourrait être la paix entre Israël et la Syrie en particulier et entre Israël et ses ennemis en général.

Elle contredit la doxa militaire qui ensanglante le Proche-Orient. Elle constitue un exemple humanitaire que pourraient suivre bon nombre d’Etats dans la région comme dans le monde.