L’exode et les eaux rouges de la mer qui s’ouvrent pour nous…

Quoi de plus beau que cette histoire d’un peuple qui marche derrière son « leader » c’est ce que l’on dirait de Moïse aujourd’hui,  qui le sauve de l’esclavage pour le remettre debout, l’amener sur une terre dont il fera sa terre pour tous les temps à venir ? Quoi de plus puissant vraiment et de bienfaisant, d’utile aussi ?

N’avez vous jamais l’impression que l’histoire toujours se répète et que Netanyahu, si controversé par certains, ressemble à ces hommes fondateurs de l’histoire juive ?

Loin de moi l’idée du blasphème ; D est Dieu, et Moïse ne peut être comparé, mais avec un peu d’imagination, et dieu sait que nous en avons nous les juifs qui donnons mille réponses à une question posée, mais aussi avec quelques connaissances géopolitiques, le parallèle devient facile et s’ancre naturellement.

Alors même si un chemin de terre entre des eaux écartées pour les juifs, refermées et meurtrières en un instant pour les soldats de Pharaon, semble aux yeux de certains, impossible et irrationnel à leurs regards angoissés devant l’inconnu ; que si la traversée du désert longue et incertaine jusqu’au pays de Canaan, 40 années c’est pas rien, leur fait dire «  laïques et athées nous ne croyons pas à ces manipulations de l’histoire », Canaan a été atteint, nous l’avons atteint et nous l’avons investi.

Le cour tragique de l’humanité nous en avait rejetés, mais de ces coins du monde où de diasporas en diasporas nous avons erré de décennies en décennies, perpétuant sans même nous connaître, à des milliers de kilomètres les uns des autres et sur des continents différents, les rites fondateurs de ce qui fait de nous « des juifs », nous avons préservé l’essentiel : le judaïsme et sa pensée universelle venus directement de
Dieu et que nous tentons d’appliquer, contre nous mêmes parfois, pliant le dos plutôt que de résister, allant vers la mort par millions plutôt que de nous battre, courbés comme le kaf de l’alphabet, qui aujourd’hui dans la modernité de temps nouveaux, enfin s’est redressé et qui fort du libre arbitre, nous a ramenés en Terre Sainte et nous tient droit face à l’adversité, aux guerres et aux malveillances.

Un libre arbitre qui nous fait choisir « la Loi », mais aussi une autre loi qui sera toujours « la Loi ». Le libre arbitre permettant de n’être jamais des moutons bêlants, mais des êtres capables d’une pensée individuelle ; un libre arbitre donné par D. pour récompense d’être sans défense, montés si haut.

Ce n’est pas parce que certains ne l’approchent pas que le divin n’existe pas. A moins d’être un athée qui sous le couvert d’un rationalisme sécurisant s’écarte des chemins non balisés, par peur du vide et de ce qu’il pourrait découvrir qui le mettrait à genoux, incertain et bouleversé d’une foi nouvelle.

Le divin est partout pour ceux qui savent qu’il est univers et universalité. Loin des dogmes et des consensus, il réside dans les particules, les molécules, vous et moi  : nous sommes tous un petit bout de dieu ! Mais nous les juifs, allez j’ose parce que c’est Pessah et que j’aie l’âme en fête, nous les juifs, nous le sommes un peu plus!