La désespérance ressentie et en provenance du Proche-Orient prend parfois des tournures nauséabondes. Les tentatives de boycott à l’encontre de l’Etat d’Israël en est l’une des apparences les plus aléatoires.

Selon la branche d’activité concernée, ces tentatives sont frontales ou contorsionnées.

Elles contreviennent aux principes généraux du Droit International Public et des Droits des Etats correspondants aux normes des démocraties judiciaires.

Elles nient la chronologie du Droit et celle des faits.

L’Etat hébreu a été agressé le jour même de sa création en 1948 par les Etats voisins et leurs alliés. Cette agression a violé la résolution portant numéro 181 émise en 1947 par l’assemblée générale des Nations Unies.

Volens nolens, cette situation de Droit et de voie de faits confère à l’agressé (Israël) le statut irréfragable et ad hoc de légitime défense.

Même si elle ne garantit aucunement sa perspicacité ni sa productivité, l’offensive – boycott de la partie palestinienne gêne artificiellement les Israéliens.

La complicité idéologique des Etats et organisations non gouvernementales qui lui apportent aides, diffusions et finances constitue un manquement au Droit et à la paix.

L’inanité des tentatives de boycott sur la politique des gouvernements israéliens contribue à décrédibiliser les parties et à diaboliser Israël. Cette tournure n’apporte qu’à la défense des intérêts de chacune des parties sans tenir compte de celles de l’autre.

A l’exception passée de l’Afrique du Sud, l’Etat hébreu est l’unique Etat à faire l’objet de tentatives de boycott. Ce caractère exclusif nie l’existence d’autres conflits planétaires autrement plus sanglants et correspondants, eux, au statut de crimes de guerres.

Incapable de délégitimer Israël au plan du Droit, les adversaires d’Israël se rabattent sur le boycott ultramédiatisé.

En dépit des dégâts qu’elle provoque, l’attitude de la partie palestinienne reste l’expression d’un exutoire correspondant plus à la défense des intérêts des autocrates qui la décident qu’à la réalisation de la paix dans la région.

Les soutiens internationaux à telle attitude sont irresponsables en terme de gestion du conflit et contreproductifs en terme d’organisation locale de la paix.

Rien ne laisse penser une diminution de l’intensité de l’offensive palestinienne si ce n’est la limite opposée légitimement par la partie israélienne.

Les concessions territoriales acceptées par Israël au cours de son Histoire ont permis les accords de paix avec les Palestiniens, les Jordaniens et les Égyptiens.

Ces concessions « territoires en échange de la paix » innovaient en Droit. L’Etat agressé et vainqueur cédait des territoires aux États agresseurs et vaincus !

Nul doute que le peuple israélien n’oublie pas ces concessions et qu’il considère avec une méfiance accrue la défiance que lui oppose en réponse la partie palestinienne.

Pierre Saba