L’islam est-il condamné au « choc des civilisations » ou bien recèlera-t-il un jour en son sein d’autres forces ?

En quelques mois seulement, l’Europe est confrontée à plusieurs attaques terroristes revendiquées par Daesh.

Si les courants radicaux gagnent en audience, leur caractère violent ne ressemble en rien à la l’Islam, lequel s’est toujours dit « tolérant ». Mais que vient chercher la violence dans une religion de paix ?

La question des rapports entre les musulmans et les non musulmans commence à se poser. Il fallait un nouveau rapport de la part d’exégètes musulmans, pour démontrer que l’Islam est ouvert, même si la réponse pour tout musulman va de soi, il faut le prouver, car la majorité des non musulmans, de par le monde, considèrent que l’Islam est intolérant, et certains considèrent qu’il est opposé aux libertés.

Pire, d’autres affirment que le Coran appelle à la violence aveugle, d’ou la logique du choc. Un des aspects de ce drame, c’est d’abord la faiblesse des intellectuels musulmans à renouveler l’interprétation de textes, et à expliquer leurs références fondatrices. Le manque de connaissances, l’apologie et l’instrumentalisation par certains, brouillent l’image de la troisième religion monothéiste.

Les musulmans apparaissent comme ceux qui résistent à la modernité, à la mondialisation, à l’idée dominante du progrès.

L’islamisme, le fanatisme, l’extrémisme et les préjugés les accusent de maux multiples.

L’amitié des « Gens du Livre », dans ce cadre est un chemin salutaire pour tenter de retrouver l’ouverture. Il est de notre devoir d’y répondre.

Le passif entre les deux mondes, l’Orient et l’Occident, l’immense confusion, l’usurpation du nom de l’islam par les extrémistes politico-religieux, les contradictions liées aux défis de l’heure, tout cela oblige à opérer un travail de réflexion sur l’essentiel et répondre à la question : « Qu’est-ce qu’être musulman aujourd’hui ? »