Mehdi Nemmouche est un Djihadiste français arrêté à Marseille il y a quelques mois, puis extradé vers la Belgique pour répondre du meurtre de quatre personnes liquidées au hasard au Musée Juif de Bruxelles. Mohammed Merah quant à lui est un autre Djihadiste français qui a descendu sept personnes à bout portant à Toulouse et à Montauban. Ces assassins ne sont pas de cas isolés, mais participent au contraire d’une pandémie. Ils n’ont pas tué sur un coup de folie ou à l’occasion d’une échauffourée, mais ont prémédité leur massacre de manière réfléchie, forts de leur conviction que bien qu’innocentes, leurs victimes ne méritaient pas de vivre.

Le Hamas n’est qu’une variante de cette peste islamiste qui déferle sur le monde arabo-musulman pour le précipiter dans les abysses. L’extrême-gauche qui en France s’attaque à Israël est tellement obnubilée par son antisémitisme atavique qu’elle préfère se taire à propos des Djihadistes de Gaza qui rêvent d’un Califat, qui sous la direction du Prophète terrassera tous les infidèles de la planète. Si ces gauchistes à l’âme sensible étaient réellement préoccupées par la misère du monde, ils manifesteraient contre ce qui se passe en Syrie, en Iraq, au Yémen, au Soudan ou dans les autres fournaises où des hommes brûlent des hommes pour la plus grande gloire de Dieu.

Cette extrême-gauche fatiguée qui accuse les Juifs de tous les péchés d’Israël est la même qui naguère soutenait Staline. Aujourd’hui ces nostalgiques du Goulag communient pour manifester en faveur de ce qu’il y a de pire au monde. Cette gauche-là a de tous temps été bête et méchante, et maintenant ferme les yeux sur les crimes du Hamas, cette organisation qui persécute son propre peuple. C’est une gauche qui n’a rien appris, rien compris, et tout trahi.

L’islamisme a ceci de nouveau que ce ne sont plus des éléments d’Orient qui viennent semer la terreur en Occident. De nos jours ce sont des Français, des Belges ou des Britanniques qui assurent le relais en adhérant à un Islam qui non seulement prône que la fin justifie les moyens, mais aussi que les moyens sont en eux-mêmes une fin. Cela signifie que des meurtriers comme Mehdi Nemmouche ou Mohammed Merah tuent parce tuer est pour eux une valeur en soi.

Il s’agit pour ces sous-fifres de l’islamisme moins de s’emparer du monde que de le quitter avec éclat. Ces fanatiques constituent une menace plus grande que tous les terrorismes qui ont sévi en Occident depuis la Deuxième Guerre Mondiale, parce que tout comme les Nazis d’antan, les Djihadistes progressent dangereusement au cœur même du monde libre.

Alors que dans le passé il fallait que les moudjahidines d’outre-mer bénéficient de complicités pour s’infiltrer en Europe, ils y sont aujourd’hui comme des poissons dans l’eau, parce qu’ils sont eux-mêmes Européens. Nombre d’entre eux rallient les forces armées de l’ISIS, ce monstre qui se répand au Moyen-Orient en saccageant tout sur son passage. Ces volontaires venu d’Europe s’initier au Djihad apprennent à tuer, et puis rentrent au bercail pour semer la mort à domicile.

Les cas de Mehdi Nemmouche et de Mohammed Merah sont donc peut-être des signes avant-coureurs d’un Tsunami terroriste. Il doit déjà y avoir déjà des milliers de tueurs qui une fois rapatriés en Europe commettront volontiers des attentats qui pourraient être sans précédent par leur ampleur. Quand on pense qu’il a suffi en 2001 d’une douzaine de criminels équipés de canifs pour pulvériser deux gratte-ciels en plein New-York et y exterminer 3000 personnes, on frémit à l’idée de ce que des escadrons entier entraînés en Syrie et en Iraq pourraient entreprendre à leur retour en Europe.

On n’arrive pas toujours à se représenter comment ces barbares pourrait en pratique déstabiliser les nations développées. Comparées à elles ils ne représentent pas grand-chose en termes de force de frappe. Mais les théoriciens du Djihad, tout comme leurs mentors nazis, ont compris qu’il fallait préparer le terrain en investissant d’abord les esprits, et ensuite les terres.

La diffusion d’une idéologie qui promet le paradis au ciel en échange de l’enfer sur terre se pratique au moyen de la parole, qui comme on le sait est libre dans le monde libre. Cependant il ne faut jamais oublier que le nazisme a commencé par une beuverie dans une brasserie de Munich pour finir par causer quelques années plus tard la guerre la plus dévastatrice de tous les temps.

Les attentats de Bruxelles, de Toulouse et de Montauban ont ravagé des familles juives, musulmanes et chrétiennes et démontrent par là même qu’ils ne visaient personne en particulier, mais tout le monde en général. Si l’Europe ne prend pas la mesure de ce fléau les choses n’en resteront pas là. Les Djihadistes ne savent que trop bien avec quelle facilité ils peuvent opérer dans un Etat de droit.

Pour parer à cela un premier pas dans la bonne direction serait pour l’Europe de se ranger résolument derrière l’Etat d’Israël et soutenir cette minuscule démocratie confrontée à une guerre dont on n’entend en Europe que les bruits de bottes. Mais, comme va le dicton, il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre.