Étienne Klein est un célèbre physicien français, directeur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), enseignant, écrivain, titulaire également d’un doctorat en philosophie des sciences.

Je dois l’avouer : les conférences de cet érudit me passionnent. Car, excellent pédagogue, il rend toutes ses interventions et conférences captivantes (on en trouve de nombreuses sur internet). Il a une rare capacité d’adaptation à son auditoire et parvient comme nul autre, à expliquer simplement les enjeux compliqués de la physique quantique, de la philosophie et de l’histoire de la science.

Invité à participer à la nuit de la philosophie, Etienne Klein a donné une courte conférence sur le thème : « Que nous apprend le monde de l’infiniment petit ? »

C’était l’occasion de le rencontrer quelques jours plus tard à Tel Aviv, dans le lobby de son hôtel, afin de lui poser quelques questions sur la physique et sa passion de comprendre.

Accompagné d’un ami mathématicien, Serge Lukasievicz, nous lui avons demandé si Dieu existait en physique, si le hasard existait au niveau des particules, si les mathématiques étaient selon lui un produit de l’esprit ou une vérité extérieure, etc… et puis nous avons aussi parlé d’Einstein, de Kabale, d’alpinisme et d’anagrammes… A propos d’anagramme, Etienne Klein nous en a proposé une belle : « Albert Einstein » = « rien n’est établi ».

Voici quelques extraits de cet entretien :

Etienne Klein nous a fait une confidence : « Je vais vous faire un aveu que je n’ai jamais dit à personne : j’étais bon élève moi, mais je ne comprenais rien à ce que me disaient les profs ! J’étais capable de répéter, de faire les exercices, j’avais de très bonnes notes, mais au fond je ne comprenais pas. Et c’est quand je suis devenu moi-même enseignant, c’est en préparant mes cours, (…) que j’ai refait l’histoire… »

Alors lisons et écoutons Etienne Klein, cela rend plus intelligent !