Les relations internationales atteignent le niveau d’incompétence en cours dans les années 30/40.

A cette époque, la Société-Des-Nations (SDN) sise à Genève, Suisse, occupait les fonctions de l’Organisation des Nations-Unies (ONU). L’Allemagne nationale-socialiste, l’Italie fasciste ; les Etats qui leurs étaient attachés instrumentalisèrent la SDN avec le succès que leur permettait la passivité des Nations démocratiques.

La SDN abandonnait ainsi les relations internationales aux invasions territoriales, incidents de frontières et violation de souverainetés nationales. Le résultat fut les ravages de la Seconde Guerre mondiale

Les mêmes travers semblent habiter l’ONU. Incapable de prévenir et de régler les conflits entre Etats, l’organisation internationale est gangrénée au moins sur quatre plans.

Sur un plan administratif, l’emploi de fonctionnaires sur la base de népotisme prime sur celle des compétences. Les défauts de Droit de tant de dossiers en constituent l’illustration patente.

Sur un plan organisationnel, l’accaparement des commissions stratégiques par des Etats qui ne correspondent qu’à peu ou à aucun des critères fondamentaux inscrits à la charte des Nations-Unies (Droits fondamentaux de la personne humaine, démocratie, etc) pose deux problèmes. D’une part,  la passivité d’ institutions internationales quant aux difficultés réelles à régler. d’autre part, leurs orientations sortent de la neutralité sur des sujets politiques et illégitimes.

Sur un plan organisationnel, les organes de l’ONU s’éloignent quand ils ne les violent pas des principes organiques contenus en la charte de l’organisation.

Sur un plan pratique, les trois organes vitaux de l’ONU (Secrétariat général, Assemblée générale, Conseil de sécurité) adoptent sur presque chaque sujet examiné des avis et recommandations différentes paralysant encore un peu plus les actions dont ils ont pourtant la charge.

Les accaparements politiques et stratégiques de l’organisation mondiale par des Etats irrespectueux de ses principes fondamentaux la catalysent dans les directions qu’ils choisissent à leurs intérêts nationaux et qui ne correspondent pas à l’intérêt général des Nations.

Les décisions, déclarations, recommandations, activités contraires aux principes de la charte de l’ONU connaissent une augmentation incrémentielle qui délaissent, comme au temps de la SDN, les principes de liberté, d’égalité de respect des peuples au profit d’Etats bénéficiant de budgets nationaux illimités qui favorisent le développement du terrorisme et violent l’aspiration du Monde à vivre en paix.

Dans ces conditions, le maintien d’une ONU s’éloignant de ses principes et de ses objectifs pour coaguler son instrumentalisation à des fins contraires aux principes du Droit international public reste fort peu probable, à une échéance que l’abandon des principes inhérents aux relations internationales reste à déterminer.