Après 2000 ans d’errance, Israël a fait revivre son état et sa langue dans une terre aride et délaissée. Ce pays est devenu une puissance économique, technologique et militaire. L’idée du retour à Sion a germé au cours des siècles et s’est manifestée au grand jour au XIXe siècle, notamment lorsque Herzl fonda le mouvement sioniste en 1897. Le premier Premier ministre Ben Gurion partagea sa vision de société ouverte et juste avec les réfugiés et les immigrants venus des quatre coins de la planète. Les guerres de survie n’ont pas altéré la vitalité de la démocratie.

Au cours des 20 dernières années, le PNB israélien de 300 G$ a connu une augmentation de 180% et le revenu moyen de 38 000$ par habitant est au 24e rang mondial. La dette est de l’ordre de 60% du PNB comparé à une moyenne de 110% pour les pays de l’OCDE.

Per capita, Israël a le premier rang au monde du point de vue du nombre d’universitaires, de start-ups, du nombre d’articles scientifiques et des investissements étrangers (30 fois plus qu’en Europe); Israël est au troisième rang mondial du nombre de brevets per capita.

86 compagnies israéliennes sont cotées en bourse au NASDAQ et Israël est au 3e rang des compagnies qui y sont listées après les États-Unis et la Chine. 300 compagnies internationales parmi lesquelles Facebook, Microsoft, IBM, Intel, Google, Apple, HP, Cisco, Motorola, Philips, Applied Materials, EMC et Siemens ont établi des centres de recherche en Israël. Le taux de chômage est de 4,8% et l’emploi des femmes est en augmentation tout comme c’est le cas des personnes issues des milieux arabes ou orthodoxes.

La gamme des innovations israéliennes est très large : les processeurs Intel et Pentium qui équipent les ordinateurs, des logiciels pare-feu particulièrement performants, le téléphone portable, la messagerie ICQ, la messagerie textuelle (SMS), ou la clé USB ont été conçus en Israël. En outre, des centaines de start-ups opèrent dans le domaine de la sécurité informatique.

Mais c’est en médecine que les progrès sont majeurs : les traitements à base d’AZT pour détruire les cellules infectées du SIDA, les techniques de mesure et d’injection du diabète ; le Levodopa, utilisé pour pallier le déficit en dopamine dans la maladie de Parkinson ; le bracelet émetteur d’alertes en cas de crise d’épilepsie et le moniteur respiratoire BabySense contre le syndrome de mort soudaine du nourrisson ; les traitements d’immunothérapie par anticorps utilisés dans les maladies du foie ; les thérapies par remplacement de protéines développées pour le traitement des emphysèmes ; le médicament Velcade contre le myélome ; les crèmes sans stéroïdes utilisées dans le traitement des maladies de peau et des allergies cutanées ; la capsule endoscopique Pillcam qui prend des photographies dans les voies gastro-intestinales ; l’utilisation de l’imagerie médicale pour des interventions chirurgicales non intrusives à base d’ultrasons est en voie de développement avancé.

Israël exporte 20 milliards de produits de haute technologie. L’institut du Technion de Haïfa est classé sixième au monde du point de vue de l’entrepreneurship et a ouvert des instituts secondaires à Manhattan, à Skolkovo en Russie et à Shantou en Chine. Il offre également des cours de technologie à distance en langue arabe. Le commerce assez récent avec la Chine et l’Inde se monte à 10 Mds et à 5 Mds respectivement.

En 2014, les start-ups israéliennes ont recueilli $3.4 Mds, soit 688 $ par habitant comparé à 16 0$ au Japon et 20 $ en Europe. Selon le Global Cleantech, Israël tient la première place au monde en matière d’innovation en technologies écologiques. En matière de défense anti-aérienne, de nombreux systèmes ont été développés en collaboration avec les États-Unis, tout comme le dôme d’acier, la fronde de David et le programme antimissile Arrow.

Les techniques d’irrigation et de désalinisation de l’eau de mer contribuent 55% de la consommation d’eau (98% des eaux usées sont retraitées) et ont fait d’Israël un pays exportateur d’eau et des bassins de pisciculture autosuffisants sont en opérations dans le désert du Négev.

Israël exporte près de 2 Mds $ de technologies de l’eau à la plupart des pays africains, la Chine, l’Inde, l’Indonésie et le Népal. 93% des résidences ont recours à l’énergie solaire pour le chauffage de l’eau. La découverte de champs gaziers en méditerranée va rendre Israël énergiquement indépendant dans 4 ans et un pays exportateur dans 7 ans.

Les instances qui appellent au boycott d’Israël émanent de certains milieux gauchistes et bénéficient du support financier et logistique de pays hostiles du Moyen-Orient. Après chaque vote dit BDS, des dizaines d’institutions de par le monde s’empressent de signer des accords de collaboration et de recherche avec leurs homologues israéliens, conscients que cette singularisation d’Israël dans cette région du monde tourmentée ignore complètement sa complexité et les abus qui s’y tiennent, y compris chez les Palestiniens.

Avant la vague d’assassinats-suicide, 550 000 Palestiniens travaillaient en Israël. La grande majorité a été remplacée par des travailleurs étrangers. La firme Soda Stream s’est vue contrainte de déménager son usine qui opérait en Cisjordanie. 550 Palestiniens qui travaillaient en harmonie avec des Israéliens ont perdu leur emploi et la firme a offert d’engager à leur place 1000 réfugiés syriens.

Sur le plan politique, la société israélienne est aujourd’hui divisée. D’une part la droite justifie le statu quo dans les territoires conquis durant la guerre des Six Jours considérant qu’il n’y a pas de choix de faire autrement. La gauche parle souvent de paix en termes de coexistence similaire à celle des pays scandinaves. Cela est loin d’être le cas entre les pays de cette région du monde déchirée par le tribalisme, l’extrémisme, le fanatisme et la violence.

De plus, l’expérience a montré que les retraits d’Israël au Liban et à Gaza ont servi à des puissances ennemies intéressées à perpétuer le conflit plutôt qu’à améliorer la qualité de vie des populations du Proche-Orient. Envers et contre tous, Israël reste une démocratie vibrante et poursuit son épanouissement culturel et économique.

La paix pourrait être bénéfique pour tous. Mais pour cela, il faut garder espoir qu’il sera possible d’irriguer le Proche-Orient d’un cœur nouveau et d’un esprit nouveau.