La seconde table ronde du conflit factice du Sahara marocain s’est tenue les 21 et 22 mars 2019 au château Le Rosey situé dans la quiétude du village de Bursins, près de Genève, réunissant les délégations du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et des séparatistes polisariens à la solde du régime algérien et ce, à l’invitation de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara marocain, Horst Köhler.​​

Au cours de la journée du 21 mars 2019, le Ministre marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Chef de la délégation marocaine, a longuement développé devant Horst Köhler l’option portant notamment sur les paramètres de la solution politique, tels que stipulés dans la résolution 2440 à savoir « une solution politique, réaliste et pragmatique ».​​

D’ailleurs, c’est sur ce point précis que le Chef de la délégation marocaine a insisté en le développant devant les autres délégations, dont celles de l’Algérie, conduite par Ramtane Lamamra, et des séparatistes du polisario.​​

Quant à la réunion du 22 mars 2019, celle-ci s’est conclue par une note adressée à la presse par le Bureau des Nations-Unies à Genève informant que Köhler souhaite que cette réunion puisse raffermir la dynamique positive qui avait caractérisé la première table ronde tenue en décembre 2018 à Genève.​​

La même note a rappelé que cette table ronde permettra aux délégations de discuter des éléments nécessaires à une solution, selon la Résolution 2440 du Conseil de Sécurité de l’ONU, d’enjeux régionaux et de mesures de confiance, que cette autonomie obéit aux paramètres tracés dans la résolution 2440 du Conseil de Sécurité de l’ONU.​​
L’option prônée par le front séparatiste du polisario, soutenu par Alger, soit « l’indépendance », ou encore « l’option référendaire », a été exclue de facto du périmètre de débat.​​

Par ricochet, l’Algérie et le polisario ont été appelés à se départir définitivement de leur référentiel dogmatique figé et dépassé par les paramètres définis par la résolution 2440, adoptée fin octobre 2018, à la majorité des Quinze membres du Conseil de Sécurité de l’ONU.​​
Un accord a été trouvé entre les différentes parties prenantes à ces pourparlers pour un troisième round qui aura lieu suivant le même format. Aucune date n’a, pour l’heure, encore été avancée.​​

De son côté, le Maroc a exprimé sa position officielle qui est qu’aucune solution en dehors du projet d’autonomie ne peut être envisagée.​​
Enfin, il serait bon ton de revenir sur la présence de Ramtane Lamamra aux pourparlers de Genève. En effet, de quelle « légitimité » peut-il encore s’appuyer pour participer à ces pourparlers, alors que le peuple algérien ne veut ni de lui ni du régime qu’il représente ? De quelle logique, et du haut de quelle irresponsabilité, s’offre-t-il cette ultime manoeuvre au nom d’un peuple algérien qui se fiche royalement de cette prétendue « cause sahraouie » ? ​​

Ramtane Lamamra était connu pour son hostilité anti-marocaine, particulièrement contre l’intégrité territoriale du Maroc et son rôle dans la sape des négociations de Manhasset, engagées en 2007, sur la base de l’offre d’autonomie, n’est plus à démontrer. ​

La démission de l’ancien médiateur onusien, le diplomate néerlandais Peter van Walsum, était due principalement aux manigances de Ramtane Lamamra. Sa participation aux pourparlers de Genève n’est pas un bon pas dans le sens de la recherche d’une solution politique au conflit.​​

A noter que Ramtane Lamamra, était également en mission pour récolter sinon des soutiens, du moins la neutralité de pays influents par rapport à la très grave crise que connaît l’Algérie, faisant donc l’impasse sur la situation intérieure de son pays pour conduire la délégation algérienne sur un dossier dont se fiche le peuple algérien.​​

Cela en dit long sur la place qu’occupe le Sahara marocain dans l’agenda du régime du voisin de l’Est. Ce dossier passe visiblement avant tout, y compris avant les revendications légitimes des Algériens.​​
Ce qui lui a valu une salve de critique des Algériens lui suggérant de s’intéresser au sort des millions d’Algériens en grogne, plutôt qu’aux Sahraouis.​​

En somme, un régime algérien tout comme Ramtane Lamamra sont maudits par le peuple algérien.​