Si je vous demandais ce que nous commémorons aujourd’hui, je ne pense pas que beaucoup d’entre vous seraient capables de me le dire.

Personne, ou presque n’en parle ; une recherche sur Google ne montre que deux articles sur le sujet aujourd’hui.

Et pourtant, il y a 22 ans aujourd’hui, le 17 mars 1992, un terroriste kamikaze du Hezbollah, aidé par des Iraniens faisait exploser une voiture piégée devant l’ambassade d’Israël à Buenos Aires en Argentine.

Le bilan est lourd : 29 personnes, hommes, femmes et enfants, juifs, chrétiens et athées ont été tuées, plus de 200 autres blessées.

Parmi les victimes, figuraient, entre autres, l’ambassadeur-adjoint David Ben-Rafael, le Chef de la sécurité Eli Ben-Zeev et l’épouse du premier secrétaire de l’ambassade Eliora Carmon.

Voici ce qu’écrit mon collègue Dany Biran, qui avait quitté l’ambassade 6 minutes avant l’explosion et dont la femme a été grièvement blessée :

« Une voiture piégée explosée par le Hezbollah et l’Iran. C’est de l’histoire ancienne pour certains, un événement qui n’est pas très connu du grand public, mais pour nous, les employés du ministère des Affaires étrangères et leur famille, il s’agit d’un événement qui ne peut s’effacer de notre mémoire. Un événement qui a causé de lourdes pertes à beaucoup d’entre nous et nous a laissé une profonde cicatrice au cœur. Cet attentat nous rappelle que le ministère des Affaires étrangères est en première ligne, mais nous continuons à répondre présents à tout moment et sommes prêts à partir avec nos familles n’importe où dans le monde pour servir notre pays. »

« Demain, aura lieu une cérémonie commémorative ; nous nous souviendrons, comme nous le faisons chaque année, des membres du ministère des Affaires étrangères, des diplomates israéliens et du personnel local, Israéliens et non-Israéliens tombés alors et qui restent pour toujours partie intégrante de nos vies. Nous nous engageons, pour eux, à ne jamais oublier.»

Peu de personnes savent ce que nous, les diplomates, faisons pour notre pays, peu de personnes savent pourquoi nous nous battons ces jours-ci pour nos conditions de travail.

Mais une chose prévaut : n’oubliez pas le sacrifice que font les diplomates et leur famille pour l’État d’Israël.