La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël est profondément choquée par la nouvelle agression antisémite de Marseille.

La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël regrette la teneur défaitiste de la déclaration du Consistoire de Marseille recommandant de cesser de porter la Kippa.

La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël est attérrée par la multiplication des agressions antisémites sur tout le territoire national, et notamment par la violence de la dernière agression à la machette d’un professeur juif, la semaine dernière, près de la mairie du 9e arrondissement de Marseille, en pleine rue et devant témoins.

Chaque citoyen juif est seul juge pour décider de porter ou non la kippa selon ses propres convictions et son propre ressenti mais nous ne pouvons en tant que corps constitué, conseiller de quelque manière que ce soit, à nos concitoyens juifs de céder aux pressions des terroristes et de donner ainsi l’image d’une soumission face à la menace.

Dans ces conditions, nous considérons que la prise de position des responsables du Consistoire de Marseille est une erreur.

En demandant aux français juifs de renoncer au port de la Kippa, le Consistoire de Marseille donne l’impression de céder aux menaces des terroristes et des islamistes.

Car, si aujourd’hui nous cédons à cette menace, alors demain nous allons devoir renoncer à fréquenter les épiceries, boucheries ou restaurants cacher, puis nous devrons nous cacher pour aller à la synagogue, etc…

Céder aujourd’hui, c’est accepter de céder toujours plus demain !

La protection des juifs de France incombe aux autorités de notre pays !

Certes, nous sommes favorablement impressionnés et nous ne pouvons qu’adhérer pleinement aux discours du président de la République et du Premier Ministre, et nous attendons avec impatience la mise en place de leurs promesses !

Hélas, nous ne pouvons que regretter qu’ à ce jour, ces promesses ne se sont toujours pas traduites par des actes.

Ainsi, voilà près de 18 mois que nous avons eu la promesse solennelle du président de la République, du Premier Ministre, du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur que les insultes, discours et diffamations antisémites seraient pénalisées, que ces actes ne seraient plus réprimés par la loi de la presse mais par le code pénal, hélas, à ce jour, nous attendons cette nouvelle législation qui tarde a être proposée au Conseil des ministres !

De même, nous avons été agréablement surpris par la fermeté des propos tenus par le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Economie pour condamner avec force BDS et le boycott d’Israël, mais nous ne pouvons qu’être consternés en constatant, dans les faits, le laxisme des préfets qui cèdent face aux agissements des agitateurs de la haine antisémite sous couvert d’antisionisme.

Ainsi, le jour même de la commémoration des crimes antisémites de janvier 2015, nous avons eu le triste privilège d’assister à l’affligent spectacle d’une manifestation violente appelant au boycott de ballets israéliens. Ces agitateurs ont agi jusque dans l’enceinte de l’Opéra Garnier de Paris, alors même que ce genre d’activités a été solennellement condamné par la Cour de Cassation !

Lutter contre la haine et les actes antisémites, nécessite non seulement une lutte implacable envers ceux qui passent à l’acte mais cela nécessite également d’agir fermement pour démanteler l’idéologie antisémite à sa source, dans la presse, les médias et sur internet!

Des sites d’une violence antisémite effroyable, comme celle du palestinien PANAMZA ou d’EUROPALESTINE, parmi tant d’autres, sont les véritables vecteurs de cet antisémitisme de France qui se traduisent, inéluctablement, par de la violence criminelle !

Il est du devoir du gouvernement d’y mettre fin sans attendre l’action répressive des associations antiracistes !!!

Voilà ce que nous demandons au gouvernment: non seulement des paroles mais des actes !

En ces périodes de voeux, voilà ce que nous attendons du gouvernement afin que l’on puisse véritablement souhaiter aux françaises et aux français une année de paix, de sécurité, de prospérité, de fraternité et de succès, et que ce ne soit pas là de simples voeux pieux, uniquement de circonstance.

Une action ferme du Président de la République et de son gouvernement ne pourra qu’y contribuer !