La récente actualité survenue à Sderot, me pousse à faire œuvre de pédagogie via une vidéo que j’ai tourné en 2013 avec JCall, dans le cadre d’un voyage d’étude en Israël et sur les territoires palestiniens. Elle met en scène une rencontre avec Kobi Harouch, officier responsable de sécurité de la ville israélienne de Sderot.

Il n’est pas fantaisiste d’indiquer que si la technologie d’alerte de Rafael (1) et du Dôme de Fer (2), permettent de limiter les dégâts et de sauver des vies, ils n’apportent pas pour autant la quiétude dans cette région dont la distance, à vol d’oiseau, est seulement à 870 mètres de la bande de Gaza. Lors d’une alerte, si la ou les roquettes n’ont pas été interceptées, les citoyens de Sderot disposent de quinze secondes pour rejoindre un des abris anti-roquettes. Une entreprise irréalisable à 2h du matin pour une famille nombreuse, soit dit en passant. Les 74% d’enfants traumatisés attesteront de cette situation critique, vécue en continue depuis plus d’une douzaine d’années. Ceci dans un environnement désormais « bunkérisé » et à l’origine, socialement défavorisé (3). Une double injustice pour Sderot !

10487625_10204281364943718_124454290_oL’occasion également de rendre hommage aux très nombreux travailleurs sociaux et associations de cette région. Ici le centre de loisirs « bunkérisé » de Sdérot (indoor recreation center – The blue box)

(1) : Entreprise de pointe israélienne dans les systèmes de défense.

(2) : Iron dome : non adapté les premières années étant donné la distance trop courte entre Sderot et Gaza, son emploi a été récemment optimisé.

(3) : l’objet d’un prochain article.