A Grenoble, des groupes de baigneuses ont investi à deux reprises deux piscines de la ville. Elles étaient vêtues de « burkini », c’est dire de maillots de bain féminins correspondant selon les utilisatrices aux principes vestimentaires de l’Islam. Ainsi vêtues, elles ont scandé dans l’eau et devant les médias qui l’ont rapporté des propos défiant les règlements municipaux et le maire de Grenoble.

Ce maillot n’est pas conforme aux dispositions d’hygiène vestimentaire prévues par le code de la santé publique. Il est interdit comme les shorts de bains par les règlements municipaux en général, notamment celui de la ville de Grenoble.

La violation manifeste, proclamée, filmée et enregistrée de ces règlements constituent une contravention à la norme en vigueur. Les infractions à l’hygiène publique dans les piscines municipales sont généralement prévenues et stoppées. Pour ce qui est de ce « burkini », l’absence de traitement municipal constitue une exception. Elle constitue un encouragement à réitérer de telles violations des règles de l’hygiène public.

Coup de butoir à la règle d’hygiène et à la réglementation municipale, absence d’exercice d’autorité municipale et publique, tels sont les inquiétantes constatations à placer dans le cadre de l’incivisme et de son impunité.