Elle s’appelait Sarah

comme moi, comme moi, comme moi…

 

L’insupportable a frappé à sa porte

Que dis-je, à son balcon

Lui assénant coups, insultes, tortures

à la vue de tous,

de la police,

des voisins

 

Horreur !

Elle a été défenestrée

Horreur : elles étaient là, les forces de l’ordre

Elles attendaient… du renfort !

 

Elle s’appelait Sarah Attal

Sarah Halimi

C’était par hasard encore

la sœur d’un vieil ami

 

Ami de mon frère,

comme François-Michel

En des circonstances autres, mais ressemblantes :

Il était un 9 janvier 2015 l’Hypercasher…

 

Impuissance, colère, ignominie

Barbarie qui a encore frappé

à la porte de la France,

en plein Paris !

 

Mais (élection oblige, vraiment ?)

le meurtre est passé sous silence…

Minimisé, « déporté »

Un terme inacceptable, vous pensez !

Au lieu d’être nommé, désigné, divulgué, jugé !

 

Elle n’est pas morte, la bête immonde

Elle vit, sévit, toujours féconde !

 

Unissons-nous contre le déni du réel

Pour faire lumière sur cette sordide affaire

Un crime commis au cri de la haine

Haine entretenue sur le Web…

 

Elle s’appelait Sarah

Comme moi, comme toi, comme vous peut-être…

Justice, justice pour Sarah

Soyons tous Sarah.

 

En lien, ci-dessous, une chanson, comment peut-on ?
Comme un poème est impossible à écrire.
Juste des mots sur l’infâme, juste des sons :
Le monde révélé, écrit en hommage aux victimes du terrorisme