Des événements tragiques ont jalonné le XXe siècle, du massacre des Azerbaïdjanais à celui de Tutsis, en passant par la famine planifiée en Ukraine, la Shoah et le génocide de Srebrenica.

Dès 1945, l’Organisation des Nations unies (ONU) a officialisée le terme de génocide pour qualifier le meurtre planifié d’un groupe d’êtres humains, sans autre motif que leur appartenance à ce groupe. Ce terme s’applique bien entendu à l’extermination des juifs en Europe mais son caractère générique peine à représenter la spécificité et l’ampleur sans équivalent de ce crime.

Le 27 janvier 2015, lors de son intervention dédiée à la Journée internationale de commémoration des victimes de l’Holocauste à l’ONU, le président de l’État Hébreu: Reuven Rivlin a souligné la tragédie Azerbaïdjanaise de Khodjaly.

Le président d’Israël confirme avant tout une similitude préhistorique entre les deux peuples israélien-azerbaïdjanais.

Lors de son interview à i24news, une chaîne de télévision israélienne, Ali Hasanov chef adjoint chargé des questions politico-publiques du président de la République d’Azerbaïdjan a exprimé sa reconnaissance au nom du Peuple azerbaïdjanais au président d’Israël, Reuven Rivlin, pour son attitude équitable.

L’histoire de l’Israël et celle de l’Azerbaïdjan sont mêlées depuis longtemps

Aujourd’hui il y a peu de gens qui reconnaissent le panneau spécialement dédié au massacre azerbaïdjanais commis à Khodjaly par l’Arménie qui a été établit au musée de l’histoire de l’Holocauste de Yad Vashem à Jérusalem.

Yad Vashem est le mémorial du peuple juif en souvenir, non seulement des six millions de Juifs assassinés, mais également le symbole de tous les peuples ayant vécu des génocides.

Comme souligné par l’ambassadeur de l’État juif en Azerbaïdjan Rafael Harpaz la situation géopolitique de l’Israël et de l’Azerbaïdjan est très similaire.

Rappelons-nous que les deux derniers ont subi une extermination physique, ‪‎intentionnelle‬, ‪‎systématique‬ et programmée des populations en raison de leurs origines ‪‎ethniques.

En effet, depuis cent ans la région du Caucase a connu trop de guerres, trop de drames, trop de malheurs. L’histoire du massacre des Azerbaïdjanais par les Arméniens est donc plus ancienne en termes d’occupation des territoires azerbaïdjanais du Haut Karabakh et de la politique de nettoyage ethnique des Azerbaïdjanais mené par l’Arménie agresseur.

L’Arménie est seul pays du Caucase du Sud ayant une population mono-ethnique et raciste.

Dans l’esprit des génocidaires racistes, l’extermination est fondée sur l’idée de différenciation entre leur propre population, qu’ils considèrent comme «supérieure» et/ou «élue», et les autres qu’ils considèrent comme «inférieures» et/ou «indésirables».

La chronologie des massacres des Azerbaïdjanais par les Arméniens confirme que cette sauvagerie avait des racines profondes depuis le début du XX siècle.

Les agresseurs arméniens se sont inspirés de l’illusion idéologique de créer « une Grande Arménie ». Les brutalités arméniennes ont commencée à Bakou ont continué à Nakhchivan, à Shamakhi, à Zengezour, mais également dans les villages peuplées majoritairement par les Azerbaïdjanais en Arménie actuelle.

Les nouvelles preuves trouvées en 2007 lors de la découverte du charnier de Gouba, district nord-est de l’Azerbaïdjan, confirment l’ampleur des massacres systématiques commis par le fascisme arménien à grande échelle sur les territoires azerbaïdjanais.

Une fois que le site d’enfouissement à Gouba a été découvert, une expédition légale de l’Institut d’archéologie et d’ethnographie de l’Académie Nationale des Sciences d’Azerbaïdjan a été formée et envoyé sur le terrain.

Le 13 avril 2007, le premier rapport de médecine légale a eu lieu. Selon le rapport, la prépondérance des restes de squelettes mélangés, suggère que les gens ont d’abord été exécutés puis jetées dans des puits de 2,5 à 5 mètres de profondeur. Les puits les plus profonds avaient des centaines de restes humains.

Les massacres  massifs des Azerbaïdjanais perpétués par les Arméniens  dashnaks et bolchéviques, ville Gouba, l’année 1918

Les massacres massifs des Azerbaïdjanais perpétués par les Arméniens dashnaks et bolchéviques, ville Gouba, l’année 1918

La haine raciale des Arméniens ne connaît pas de frontière. Durant les massacres perpétrés en Azerbaïdjan, les Juifs, qui coexistaient historiquement avec les Azerbaïdjanais sans aucune confrontation ethnique, religieuse ou sociale, ont payé également les répercussions de la barbarie haineuse des Arméniens nationalistes.

Les découvertes indiquent que 24 crânes étaient ceux d’enfants et 28 étaient ceux de femmes d’âges divers. Outre des azerbaïdjanais ethniques, il y avait aussi des Juifs et des Lezgis. Les tests d’ADN (acide désoxyribonucléique) ont montré qu’il s’agissait des restes de 81 civils juifs massacrés trouvés et confirmés par leurs cartes d’identité.

Le 31 mars 1918 dans les 53 villages de la région de Shamakhi, les dashnaks arméniens ont massacré 7 000, selon d’autres sources 8 000 civiles azerbaïdjanais, dont 2 560 femmes et 1 277 enfants. A Gouba, le nombre d’Azerbaïdjanais innocents tués par les troupes arméniennes dans 163 villages de Gouba excédait les 16 000 personnes.

Le 26 mars 1998, le dirigeant national de l’Azerbaïdjan Heydar Aliyev a signé un décret sur la commémoration de chaque « 31 mars comme la journée du génocide des Azerbaïdjanais du Monde ». A la mémoire des peuples massacrés par les Arméniens.

Le président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliyev a inauguré le 18 septembre 2013 le Complexe mémoriel du génocide de Gouba. En octobre 2013, la délégation du Sénat Français, dirigé par la sénatrice de l’Orne(Basse-Normandie) Nathalie Goulet, a déposé une fleur devant le monument en mémoire des victimes du génocide.

Khodjaly est un point culminant du drame perpétré par l’Arménie contre toute l’humanité, pas seulement les Azerbaïdjanais. Nettoyage systématique des Azerbaïdjanais de leur foyers en Haut Karabakh et 7 régions annexés, l’extermination systématique des civils sans donner la possibilité d’accès libre à un corridor humanitaire dans la zone du conflit.

L’Azerbaïdjan essaie depuis son indépendance de refermer les plaies de ses compatriotes survivants du massacre par l’Arménie. Alors les Azerbaïdjanais dispersés dans leurs propres territoires historiques ont toujours à cœurs de transmettre, d’apporter les preuves. Parce que la mémoire est l’ultime résistance pour interdire l’effacement des martyrs.

23 ans auparavant, le 26 février 1992 durant une nuit d’hiver gelée, l’Arménie ‪‎militarisée par les lourdes artilleries adossées à l’aide du 366ème régiment blindé et du corps militaire situés à Khankendi depuis l’époque de l’URSS commit l’‪‎extermination ‪‎systématique de la population ‪‎azerbaïdjanaise à Khodjaly.

En quelques heures dans la nuit 25 au 26 février 613 civils ont été tués dont 106 femmes, 83 enfants. 56 personnes ont été tuées avec une brutalité scandaleuse, 8 familles ont été totalement exterminées, 25 enfants ont perdu leurs deux parents tandis que 130 enfants ont perdu au moins un parent dans un massacre qui est devenu le châtiment le plus brutal de civils au cours des 3 années de la phase militaire du conflit. Dans son rapport publié en 1992 sur le massacre de Khodjaly, Human Rights Watch l’a déclaré tel un crime terrible :

« Une grande partie de la population, accompagnée d’une bonne douzaine de combattants ont fui la ville à l’arrivée des troupes arméniennes. Lorsqu’ils se sont rapprochés de la frontière de l’Azerbaïdjan, ils ont dû passer devant un poste de contrôle arménien où ils ont tous été tués avec cruauté… Les soldats arméniens ont assassiné des civils sans arme et des soldats hors de combat sans défense et ils ont même parfois brûlés les être humains, des enfants innocents, des adultes et mais également des objets de l’héritage culturelle et historique. »

Il est évident qu’il faut unir les efforts des Juifs et des Azerbaïdjanais dans le but de combattre pour la justice et la mémoire.

Khodjaly, une Mère, son chagrin et ses larmes.

La destruction d’un peuple passe par la destruction méthodique de son esprit, de sa culture, par la négation de son savoir, de ce qu’il incarne.

Ensuite le processus est hélas établit, des femmes, des hommes sont assassinés, assassinées parce qu’ils sont azerbaïdjanais, assassinés parce qu’ils sont Juifs. Ensuit ceux qui restent, celles qui restent, sont chassés, emmenés, déportés.

Voici la barbarie commise.

Il a fallu qu’en 1941 avec les premières rumeurs d’extermination de masse en Europe de l’Est, un Juif polonais exilé aux États-Unis d’Amérique Raphaël Lemkin invente le mot « génocide » il pensait à tous les peuples ayant subi des massacres, y compris les Azerbaïdjanais et il imaginait ce qu’attendait le peuple juif.

Cette année-là les ‪Azerbaïdjanais‬ commémorent avec la plus grande fermeté‬ le ‪‎23ème anniversaire‬ des victimes du génocide de Khodjaly perpétré par le ‪fascisme‬ de l’Arménie.

Ces ‪‎bébés‬ azerbaïdjanais massacrés auraient 23 ans maintenant, cependant les ‪‎assassins‬ arméniens de ce ‪‎crime‬ comme Serj Sarkissyan n’ont pas été ‪jugés‬ devant la ‪Cour‬ internationale, c’est pour cela que l’‪‎Azerbaïdjan‬ crie à l’aide de la ‪‎justice‬ pour Khodjaly dans tous les tribunaux.

En ce sens le 26 février 2015 s’est tenu à Akko une commémoration des victimes du génocide azerbaïdjanais, organisé dans le cadre de la campagne internationale de sensibilisation civile « La Justice pour Khodjaly » par l’Association internationale Israël-Azerbaïdjan(Azİz).

Le ministre des Affaires étrangères d’Israël Avigdor Lieberman, le député de la Knesset Aleks Miller, maire-adjoint de la ville d’Akko Zaev Neuman, Kiryat Yam, député du Milli Madjlis Fuad Muradov et les représentants du public israélien étaient présents.

Après l’allocution d’ouverture par Rauf Agalarov, membre du Conseil d’administration d’Azİz, la céremonie comémorative dédié au génocide de Khodjaly a été suivie d’une minute de silence dans la ville israéliennee d’Akko.

Selon l’information du service de presse du Comité d’État, chargé des questions de la Diaspora azerbaïdjanaise donné à l’APA, agence de presse d’Azerbaïdjan, Avigdor Lieberman, ministre israélien, a exprimé sa gratitude à l’actuel et l’ex-président d’Azİz Alexey Miller et Joseph Chagall pour leur efforts en ce qui concerne la consolidation de l’amitié et de la compréhension mutuelle entre les deux pays de l’Azerbaïdjan et d’Israël.

Le ministe des Affaires étrangères d’Israël Avigdor Liberman a fait savoir qu’Il y avait de nombreuses tragédies dans l’histoire de l’humanité et que nous ne pouvons pas les oublier.

Malheureusement, on ne s’en souvient pas et ne tire pas les leçons.

Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour dire la nécessité de combiner l’expérience d’Israël avec l’Azerbaïdjan afin de prévenir de telles tragédies à l’avenir ».

Evénement commémoratif des victimes du génocide de Khodjaly, 26 février 2015, Akko/Israël

Evénement commémoratif des victimes du génocide de Khodjaly, 26 février 2015, Akko/Israël

Evénement commémoratif des victimes du génocide de Khodjaly, 26 février 2015, Akko/Israël

Evénement commémoratif des victimes du génocide de Khodjaly, 26 février 2015, Akko/Israël

Enfin je devrais résumer que, les deux pays de l’Azerbaïdjan et d’Israël ont une histoire similaire de massacre, de nettoyage ethnique et de déportation.

Le combat de ces peuples ne sont ni de réinterpréter l’histoire, ni d’obtenir revanche, seulement d’appeler la communauté mondiale à ne pas rester indifférente à ces crimes et à les reconnaitre de manière équitable.

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