Transcription et commentaires d’une vidéo apologétique

Nota : Les chiffres indiqués entre parenthèses dans l’en-tête de chacune des citations ci-après sont ceux de l’emplacement sur la vidéo, , intitulée VIDÉO. Pourquoi Hitler détestait tant Pie XII – Aleteia, que m’a signalée Jean Taranto (qu’il en soit remercié).

– Commentaire voix off (00.07 – 00.16)

Dans une Europe dominée par le nazisme, nombreux furent ceux qui mettaient leur vie en péril et celle de leur famille pour sauver les juifs de la persécution et de la discrimination des lois raciales en vigueur.

Mon commentaire : Selon Wikipédia [1], «Au 1er janvier 2012, 24 355 Justes parmi les nations de 46 pays ont été honorés. En tout, les Justes ont sauvé des centaines de milliers de personnes.» Il ne me semble pas inconvenant de faire remarquer que le nombre de ces justes ne représente qu’un pourcentage infinitésimal de la population des pays concernés.

– Commentaire voix off (00.53 – 01.04)

«Yad Vashem, un lieu où archives de l’Holocauste à Jérusalem, conservent la mémoire de tous ces hommes et toutes ces femmes qui ont arraché à la mort tant de juifs et que l’on honore sous le nom de Justes d’Israël [sic].

Mon commentaire : L’intitulé exact de la distinction est « Juste parmi les nations« ].»

– Commentaire voix off (01.20 -01.32)

«Dans la communauté juive à Rome, la journée du 16 octobre 1943 avait été une journée particulièrement douloureuse. Plus de 2.000 juifs avaient été déportés : une opération qui s’était répétée ailleurs dans toute l’Europe.»

Mon commentaire : Les extraits d’archives qui illustrent ce récit consistent tous en rushes d’exactions nazies commises ailleurs, particulièrement en Pologne.]

– Commentaire voix off (01.46-01.57)

«Les autorités allemandes avaient promis d’épargner ces juifs en échange de 50 kg d’or. Toute la ville s’était alors [inaudible] et dans un grand geste de solidarité avait tout fait pour réunir cette quantité d’or.»

Mon commentaire : On se demande sur quoi se fondent les auteurs de cette vidéo pour affirmer que «toute la ville s’est mobilisée pour réunir le tribut exigé. Selon l’article de Wikipédia [2], la collecte de l’or a eu lieu à l’intérieur de la synagogue. Au cours de l’après-midi, le Saint-Siège fait savoir de manière officieuse qu’il est prêt à compléter ce qui manquerait éventuellement, mais cela ne fut pas nécessaire [3].

– Emmanuele Pacifici, survivant de l’Holocauste (01.58 – 02.25)

«…mais c’était impossible : réunir cinquante kilos d’or en quelques heures seulement. Alors, sans faire de bruit, la ville de Rome a collaboré de mille manières, les gens donnant ce qu’ils pouvaient : des dents en or [!!!] (car avant on portait des dents en or), une bague, ce qu’ils avaient. Et les cinquante kilos furent trouvés.»

Mon commentaire : Cette déclaration de ce survivant de l’Holocauste illustre avec quelle prudence il faut accueillir les récits des témoins, surtout quand ils sont effectués à 70 années de distance des événements. L’incongruité que constitue l’affirmation concernant le don de «dents en or», confirme la nécessité du discernement critique : à l’évidence le témoin confond avec les dents en or arrachées aux cadavres de déportés dans les camps de la mort !

– Commentaire voix off (02.26 – 02.36)

«Mais la promesse ne fut pas tenue. Les juifs ont dû fuir pour essayer d’échapper à une mort certaine. L’action du Pape Pie XII fut essentielle dans ces durs moments. »

– Matteo Luigi Napoletano, Comité Pontifical des Sciences Historiques (02.39 – 02.58)

«Les documents des services secrets américains nous disent aussi pourquoi Hitler haïssait le pape : parce qu’il cachait des Juifs. Il donnait des ordres aux couvents, aux sanctuaires, en cachait lui-même au Vatican» […]

Mon commentaire : Affirmation ridicule et d’autant plus choquante qu’elle émane d’un spécialiste. En effet, Matteo Luigi Napoletano est professeur d’Histoire des rapports entre l’Église et l’État à la Faculté de Sciences politiques de l’Université Carlo Bo d’Urbino (Italie), et membre du prestigieux Comité Pontifical des Sciences Historiques. Pour ce que j’en sais, il est bien attesté dans les «documents des services secrets américains», accessibles depuis quelques années, que Pie XII, à défaut de «donner des ordres» (dont on ne trouve pas de trace documentaire), couvrait tacitement de sa haute autorité l’asile que donnaient aux réfugiés (et pas seulement aux juifs) les monastères et autres institutions religieuses dépendant du Saint-Siège. Parc contre, je mets au défi le prof. Napoletano d’apporter des preuves documentaires irréfutables de son affirmation, dont j’ai fait le titre du présent article.

– Settimio di Porto, rescapé de l’Holocauste (02.59 – 03.01)

« Ici à Rome, tous les couvents hébergeaient des Juifs» [son peu audible : j’ai transcrit de mon mieux].

Mon commentaire : L’affirmation «Tous les couvents» me parait emphatique.

– Emmanuele Pacifici (03.04 – 03.06)

«Le Vatican était plein : il y avait des gens qui dormaient dans les couloirs…»

Mon commentaire : Ici, l’exagération confine à l’affabulation. Voir, plus loin, mon Annexe 1 : «L’élasticité des chiffres de réfugiés juifs recueillis par les établissements religieux dépendant du Vatican»

– Claudio della Sera, rescapé de l’Holocauste (03.07 – 03.20) [Il exhibe la photo d’un groupe d’enfants et pointe son doigt sur l’un des enfants].

«Je suis Claudio della Sera, né le 31 janvier 1931. Là c’est moi. J’ai été sauvé au temps des Allemands par les Frères Maristes du Collège de Saint Léon [?] le Grand.»

Mon commentaire : Ce témoignage comme d’autres de même facture, qui figurent dans cette vidéo, insiste lourdement, conformément à la stratégie apologétique de ce type de ‘témoignages’, sur le rôle, présenté comme massif, du refuge accordé aux réfugiés (juifs, comme non-juifs) par les établissements religieux d’obédience vaticane.

– Settimio di Porto (03.21 – 03.24)

«Dans les couvents on était tranquilles.»

Mon commentaire : Ce témoin corrobore ma remarque ci-dessus.

– Emmanuele Pacifici (03.25 – 03.32)

«L’aide que nous, juifs italiens ou étrangers, avons reçue ici était exceptionnelle. »

Mon commentaire : Comme ci-dessus.

– Don Aldo Brunacci, recteur de la cathédrale de Saint Rufin, à Assise (03.33 – 03.47)

«À Assise, nous avions près de six mille – sept mille réfugiés de guerre du sud de l’Italie. Au milieu de tous ces réfugiés, il a été facile de cacher quelques centaines de juifs.»

Mon commentaire : Le chiffre de «quelques centaines», cité par ce témoin au-dessus de tout soupçon corrobore ma critique de l’inflation volontaire ou inconsciente des chiffres fantaisistes que je signale ici comme dans mes écrits antécédents.

– Settimio di Porto (03.49 – 03.50)

«Beaucoup de vies sauvées.»

Mon commentaire : Ce témoignage laconique (verbatim) s’ajoute, sans rien apporter de nouveau, à la logorrhée lassante des dithyrambes à la gloire rétrospective de l’institution catholique, qui fait l’objet de cette vidéo.

Commentaire voix off (03.51 – 03.55)

«Oser sauver des juifs impliquait se mettre en grave et réel danger.»

Mon commentaire : Répétition ad nauseam du même motif, à l’honneur des clercs et religieux du Vatican qui ont abrité des réfugiés, comme l’illustre la citation suivante.

– Don Aldo Brunacci (03.57 – 04.00)

«Le 15 mai 44, j’ai été arrêté. J’ai trouvé la police à ma porte.»

Mon commentaire : Cet extrait laconique d’une interview dont on ne nous fournit pas le contexte, vient à point nommé pour démontrer la nature réelle du risque qu’a pris ce clerc de haut rang. On notera que rien n’est dit sur des conséquences ultérieures néfastes pour lui, qui n’ont pas dû être graves, puisque aucune mention n’en est faite.

– Emmanuele Pacifici (04.01 – 04.21)

«Les Allemands sont entrés à l’intérieur et ils ont déporté de ce couvent 33 femmes dont ma mère qui se trouvait là, vous comprenez. La mère supérieure, sœur Ansia Bucelli [?] a été arrêtée pour avoir fait quelque chose qu’elle ne devait pas faire.»

Mon commentaire : Même remarque que ci-dessus : arrestation, mais pas de sanction.

– Don Aldo Brunacci (04.25 – 04.26)

«Ils m’ont emmené dans un camp de concentration à Pérouse (Vérone ? peu audible).»

Mon commentaire : Encore l’emphase. Il s’agissait certainement d’un camp de rassemblement et de transit, comme l’étaient Drancy, Pithiviers, ou Rivesaltes, en France. Les camps de «concentration» et, éventuellement, d’extermination se trouvaient majoritairement en Pologne et en Allemagne.

– Emmanuele Pacifici (04.26 – 04.34)

«Il faut comprendre le risque que c’était. Le risque qu’avait couru Pie XII en sauvant 8.000 personnes.»

Mon commentaire : Il est clair que, comme les autres interviewés de cette vidéo, cet ancien déporté juif est entièrement acquis à la cause d’un Pie XII sauveur de juifs, sans doute pour des motifs de reconnaissance personnelle. Il reste que son insistance sur «le risque qu’avait couru Pie XII» – qui fait partie de l’argumentaire classique des partisans de l’impeccabilité de l’attitude de ce Pape envers les juifs persécutés – ne peut provenir de sa connaissance personnelle des faits (comment aurait-il pu être au courant de la chose ?). Quant au chiffre de 8000 personnes (que le Pape n’a certainement pas «sauvées» lui-même, comme semble le suggérer le verbatim de ce propos, il est, lui aussi, fortement sujet à caution. En effet, selon les historiens sur lesquels s’appuie l’article de Wikipédia [4], 1023 personnes ont été déportées au camp de concentration d’Auschwitz (dont seuls, quinze hommes et une femme survécurent !).

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Annexe 1: L’élasticité des chiffres de réfugiés juifs recueillis par les établissements religieux dépendant du Vatican

Je me limiterai ici aux réfugiés cachés dans les résidences vaticanes ou ecclésiales.

Un passage de la compilation éditée par la Fondation Pave the Way, sous le titre: Examining the papacy of pope Pius XII [5], attribue à l’historien juif, Sir Martin Gilbert, l’affirmation que la quasi-totalité des 7000 juifs de Rome menacés de déportation furent cachés dans les dépendances du Vatican (p. 20). Ce chiffre exorbitant est repris en p. 223, sans attribution à Sir Gilbert cette fois, et relativisé sous la forme «de 4 000 à 7 000».

En page 101, Il est question de milliers (!) de juifs cachés à Castel Gandolfo, dans la résidence d’été du pape. Mais la seule preuve documentaire versée à l’appui de cette assertion (p. 126) est le témoignage écrit d’une religieuse interviewée par une autre religieuse… en 2007 :

«Moi, Soeur Margherita Marchione, ai eu un entretien avec Soeur Ida Greco qui, en 1943-44, résidait dans la rue des Botteghe Oscure et aidait à la préparation des repas pour les nombreux juifs cachés là. Elle a signé le témoignage suivant, le 30 juillet 2007 : ‘Moi, Soeur Ida Greco, je résidais au 42, rue des Botteghe Oscure, durant l’occupation nazie de Rome. Je suis en mesure de confirmer qu’à cette époque, nous savions que le Saint-Père avait donné des ordres à tous les supérieurs pour qu’ils ouvrent les portes des couvents et des monastères à tous les juifs et autres réfugiés. Je me souviens que j’ai participé à la préparation de repas et que je me trouvais là quand le Vatican nous a envoyé de la nourriture pour aider à sustenter les soixante hôtes juifs.’»

Soixante est, certes, un chiffre local, mais il donne un ordre de grandeur plus raisonnable et réaliste que les «milliers» de réfugiés prétendument cachés dans la Cité du Vatican. [6]

Le professeur Miccoli nous apprend qu’une note interne à la Secrétairerie d’État mentionnait la présence, dans la Cité du Vatican, de quelque 160 réfugiés cachés – autre chiffre plus réaliste que les «milliers» évoqués par la compilation Pave the Way, citée plus haut. La note de la Secrétairerie d’État précisait que,

«sur les 120 hébergés dans la cure de Saint-Pierre, une quarantaine étaient juifs, dont 15 baptisés » [7]. Soit, en clair, 25 juifs de race hébergés en ce lieu.

Enfin, c’est encore au Chevalier (juif) de l’Ordre de Saint George, Gary Krupp, que nous devons le délire statistique suivant :

«Il y a probablement trois millions de juifs qui sont en vie aujourd’hui grâce à l’intervention directe, mais secrète, [de Pie XII] [8]

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Annexe 2: Note sur l’«arithmétique au service de l’apologétique»

A titre d’illustration, je me limiterai ici à l’une des péripéties de cette surenchère. J’en ai traité dans un article antérieur, dont je reprends ici quelques passages [9].

Parmi les mythes pieux qui scintillent au firmament de la légende dorée d’une Église censée n’avoir rien à se reprocher quant à la tragédie de la Shoah, brille d’un éclat inaltérable l’alibi incessamment recyclé que constitueraient les 40.000 [sic !] juifs hollandais convertis au christianisme, censés avoir été gazés à Auschwitz.

La responsabilité de cette trouvaille apologétique revient à la Sœur Pasqualina Lehnert. Cette religieuse allemande, autoritaire et peu conventionnelle, fut, durant quarante ans, au service du Cardinal Eugenio Pacelli (devenu pape en 1939), et le resta jusqu’à la mort de ce dernier en 1958.

Mi-gouvernante, mi-secrétaire, elle sut se rendre indispensable et vécut dans l’ombre du prélat dans une proximité et une familiarité confinant à la complicité – en tout bien tout honneur, cela va de soi. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait été considérée comme une sorte de mémoire vivante des faits et gestes de Pie XII, et que ses relations et ses dires aient acquis un statut de vérité quasi canonique pour tout ce qui touche à l’histoire personnelle de ce Prince de l’Église [10].

C’est d’ailleurs sur son livre que s’appuyait Mgr François Garnier, archevêque de Cambrai, pour défendre la mémoire du défunt pape, dans son communiqué de presse du 6 mars 2002, à l’occasion de la sortie du film contesté de Costa Gavras, « Amen », sur l’attitude de Pie XII durant la Shoah [11]. Extrait :

Alors oui, il s’est publiquement tu. Sœur Lehnert nous explique pourquoi :

«En août 1942, les journaux publièrent l’horrible nouvelle que la protestation officielle des évêques hollandais contre la persécution inhumaine des juifs avait amené Hitler à faire arrêter dans la nuit 40 000 juifs hollandais et à les faire gazer… On apporta les journaux du matin au Saint Père, tenant à la main deux grandes feuilles couvertes d’une écriture serrée, [il] vint dans la cuisine… et dit : « Je voudrais brûler ces feuilles : c’est ma protestation contre l’affreuse persécution des juifs. Elle devait paraître ce soir dans L’Osservatore Romano. Mais si la lettre des évêques hollandais a coûté 40 000 vies humaines, ma protestation en coûterait peut-être 200 000. Je ne dois ni ne veux prendre cette responsabilité. Aussi vaut-il mieux se taire en public et faire en silence, comme auparavant, tout ce qu’il est possible de faire pour ces pauvres gens. [12]»

Et l’archevêque de conclure son communiqué en ces termes :

«En conscience, Pie XII a choisi le silence public et l’action discrète la plus efficace possible. Qui peut aujourd’hui le lui reprocher ?»

Le chiffre de 40.000 déportés est tout bonnement astronomique et n’est confirmé par aucune source documentaire digne de foi. Selon un historien qui fait autorité, la population juive hollandaise avant les déportations comptait «environ 140.000 âmes» [13]. Le chiffre allégué par les défenseurs de Pie XII, implique que 30 % de la population juive totale de Hollande étaient des convertis au christianisme, ce qui est ridicule.

Quant au nombre réel de juifs chrétiens déportés il varie, selon les historiens, entre une et trois centaines de personnes.

Selon l’un d’eux, qui reste vague,

«dans la nuit du 1er au 2 août 1942, beaucoup des 690 juifs catholiques furent arrêtés et déportés vers Auschwitz… [14]»

Selon un autre, plus précis,

«Quand, du haut de la chaire, l’archevêque catholique Johannes de Jong condamna la déportation des juifs, le résultat fut l’arrestation de 201 juifs convertis au catholicisme, dont des prêtres et des religieuses, qui furent déportés à Auschwitz [15].» 

Un autre encore parle de 300 arrestations, mais ne précise pas le nombre de déportés [16].

Enfin selon un historien expert en la matière,

« Quatre-vingt-douze Juifs catholiques furent en définitive déportés vers Auschwitz, dont la philosophe et religieuse carmélite Edith Stein… [17]».

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Conclusion


«Le plus souvent, l’historien est frappé par la solidité des mythes
contre lesquels s’épuise son argumentation, par l’inutilité des efforts pour corriger des images d’Épinal solidement assises, par le travail de Sisyphe que représente son effort toujours renouvelé, mais toujours vain, pour combattre ce qu’il considère comme des idées fausses, dont il a vingt fois tenté de démontrer le caractère erroné.»
(Bernstein, « Comment un savoir historique est-il considéré comme acquis? », in Y. Beauvois & C. Blondel (éditeurs), Qu’est-ce qu’on ne sait pas en histoire ? Édit. Septentrion, Paris 1998, p. 191.)

Cet article – on l’aura compris, j’espère – n’a pas pour but de mettre en doute les actes de sauvetage ou d’hébergement de réfugiés juifs persécutés, et encore moins de persifler ces initiatives méritoires.

Il s’inscrit dans le droit fil des dizaines de mes articles antérieurs consacrés à cette problématique. Je me permets d’ailleurs de référer à un de mes ouvrages, consacré à l’apologie systématique de l’Église et de son Pape du temps de guerre [18].

J’y soumets à l’épreuve des faits et des documents ce que j’appelle « l’apologie qui nuit à l’Église », que je considère comme une idéologie religieuse qui fait fi du respect des faits historiques avérés et des sources documentaires disponibles, et s’apparente davantage à la littérature édifiante, voire à la légende dorée à forte connotation idéologique, qu’à l’information objective du lecteur et à la recherche et à l’établissement de la vérité.

Ce long article n’est qu’une modeste pierre supplémentaire apportée à l’édifice d’une quête de connaissance, sans cesse en butte aux désinformations, dont certaines, si bien intentionnées qu’elles soient, nuisent gravement à l’établissement de la vérité.

J’accueillerai avec reconnaissance les remarques et les critiques constructives qu’il suscitera éventuellement, et j’en ferai mon profit.


© Menahem Macina

[1] Article «Juste parmi les nations».

[2] «Rafle du Ghetto de Rome».

[3] Cette information, qui figure dans l’article de Wikipédia, déjà cité («Rafle du Ghetto de Rome»), se réfère au livre de Robert Katz, Roma Città Aperta. Settembre 1943-Giugno 1944, Milan, Il Saggiatore,‎ 2004, p. 101-102).

[4] Dans son article «Rafle du Ghetto de Rome» et, en particulier, à Katz, op. cit., p. 130, 140, 429.

[5] Examining the papacy of pope Pius XII [compiled and edited by Gary L. Krupp], presented by Pave the Way Foundation. New York : Pave the Way Foundation, [2009], 300 pages.

[6] Tout ce passage est repris de mon article précédent paru sur le site Times of Israel : «Encore l’apologie et le plaidoyer pro domo ecclésial!».

[7] Giovani Miccoli, Les Dilemmes et les silences de Pie XII. Vatican, Seconde Guerre mondiale et Shoah, Éditions Complexe, 2005, p. 265 et note 30.

[8] Texte original anglais : « There are perhaps 3 million Jews who are alive today because of his secret but direct intervention », cité d’après Pope Pius XII and World War II. The Documented Truth. A compilation of International Evidence Revealing the Wartime Acts of the Vatican. Compiled and edited by Gary L. Krupp. Presented by Pave The Way, 2011, p. 6. [Le Pape Pie XII et la Seconde Guerre mondiale. La vérité documentée. Une collection de preuves révélant les actes du Vatican durant la guerre, rassemblées et publiées par Gary L. Krupp. Présentation par Pave The Way, 2011]. J’ai transcrit une soixantaine de pages de ce document qui en compte 288, voir mon article de juillet 2012 : «Saviez-vous que 3 millions de Juifs ont été sauvés par Pie XII?». Voir également : «Pie XII a sauvé 3 millions de Juifs [!!!] (Pave The Way)».

[9] «40.000 juifs hollandais convertis au christianisme, gazés à Auschwitz : une légende apologétique qui a la vie dure», août 2012.

[10] P. Lehnert, Pie XII, mon privilège fut de le servir, Éditions Tequi, Paris, 1989.

[11] Intitulé « Pour l’honneur de Pie XII », ce texte figure sur le site de la Conférence des évêques de France. Sur Mgr Garnier, voir la page que lui consacre l’encyclopédie participative Wikipédia.

[12] Le communiqué précise en note que l’archevêque cite la page 135 du livre de P. Lehnert, évoqué ci-dessus (note 11).

[13] Raul Hilberg, La Destruction des Juifs d’Europe, traduit de l’anglais, Fayard, Paris, 1985, p. 490.

[14] Mordecai Paldiel, Churches and the Holocaust: Unholy Teaching, Good Samaritans, and Reconciliation, Ktav Publishing House, New Jersey, 2006, p. 171. En ligne sur Google Books.

[15] Selon Jack R. Fischel, Historical Dictionary of the Holocaust, p. 44. En ligne sur Google Books.

[16] Henri de Montclos, Les chrétiens face au nazisme et au stalinisme, l’épreuve totalitaire, 1939-1945, éditions Complexe, Plon, Paris, 1983, p. 226.

[17] Saul Friedländer, Les Années d’Extermination. L’Allemagne nazie et les Juifs 1939-1945, Seuil, Paris, 2007, p. 513.

[18] L’Apologie qui nuit à l’Église. Révisions hagiographiques de l’attitude de Pie XII envers les Juifs, Cerf, Paris, 2012.