Ce courant est issu de la récupération et de l’usage polémique des ouvrages du professeur sénégalais Cheik Anta Diop, et est largement répandu par des associations et auteurs militants en France.
Dans la diaspora noire en France, cette idéologie ne pouvait que plaire vu la passion des français pour l’Égypte des pharaons.

Les ouvrages de Diop qui alimentent ces idéologies sont principalement « l’afrique précoloniale et nations nègres et cultures ». Or, ce sont là des ouvrages d’une haute tenue scientifique : le professeur Diop y démontre que les principales dynasties égyptiennes sont d’origine négro-africaines.

Scientifiquement, il est le premier à démontrer aux européens que de grandes civilisations brillaient sur le sol africain. Mais il manquait de souligner que ces civilisations ont été balayées par les envahisseurs venus d’Assyrie, d’Europe et d’ailleurs. Parallèlement, il existait d’autres royaumes sur le sol africain tels que le mali ou l’éthiopie.

La quête de Diop l’a mené automatiquement sur le chemin des hébreux qui séjournèrent en Égypte de Josef à Moise. Ici le professeur introduit les hypothèses telles que les sémites ont falsifié l’histoire par une série d’emprunts faits aux rites égyptiens (Dieu unique, bible, circoncision…) Bref, pour eux, les hébreux seraient avant tout des négro-africains et les juifs différents des afro seraient des faux.

Le Professeur Diop étant lui-même musulman, il n’a pas su se démarquer de sa culture d’enfance pour aborder en historien averti une analyse objective. Il a ainsi manqué l’occasion de faire avancer les recherches. Ces idées inabouties ont créé une confusion regrettable au sein de ses disciples. Dommage, car le professeur Diop aurait écrit une belle page de l’antiquité négro-africaine.

Nous n’avons aucun moyen de connaître la couleur de la peau des populations dont nous n’avons même pas de vestiges humains, de plus la Bible est un livre religieux, un livre auquel on peut croire mais il est totalement absurde de fonder sa compréhension du passé sur ce seul livre et d’ignorer tout ce que nous ont appris les sciences humaines.

En parlant de science, regarde ce qui arrive au cerveau et aux capacités intellectuelles des gens qui mettent de côté le savoir pour la croyance exclusivement : les africanistes ont construit une partie de leurs délires sur le texte biblique alors que rien, absolument rien dans la Bible ne nous dit de quelle couleur aurait été le fils de Noé, Cham !

Ce sont les extrapolations racistes qui en ont fait l’ancêtre des noirs africains afin de légitimer l’esclavage…

Je pense que leur fixation est du à une crise d’inférioritée chez ces personnes. Ces derniers subissant le racisme et se sentant comme des êtres inférieurs, ont eu envie de croire qu’ils sont en réalité les meilleurs. Cela les amène à inverser les rôles et à devenir le blanc raciste qu’ils ont tant méprisé. Cela en devient pathétique.

La plus belle illustration de ce genre d’hurluberlu est la lecture en l’envers de textes qui leur a poussé à propager les idées de supériorité de la « race noire ».

De toute manière, ils tiennent pas un seul discours contre une personne maîtrisant l’Egypte antique puisque leurs cultures ne tiennent que sur quelques références remplies de désinformations pour développer une génération de racistes.La seule réponse est tout simplement le besoin d’y croire pour se sentir grandi et fort.

Il est évident que ce passage a servi la politique d’une période antérieure permettant une acceptation plus facile de l’esclavage (par exemple).

Il y aurait un racisme épistémologique à croire que la couleur ne peut pas faire l’objet d’un questionnement. On démontrait que la couleur, loin d’être le simple indicateur physiologique du taux de mélanine, pouvait être encodée par des appareils idéologiques et théologiques extrêmement complexes.

De simple marqueur empirique, la couleur de la peau passe alors à l’état de symbole, de valeur ou de signifiant. Le Noir peut ainsi dénoter : la dégénérescence par rapport à un état hypothétique de pureté comme dans l’islam et l’oppression manifeste du système colonial européen comme dans l’analyse psychosociologique ou bien l’affirmation d’une nouvelle identité esthétique.

S’ils donnent au Noir une universalité inédite, ces appareils théologiques et idéologiques opèrent, à leur tour, un certain nombre de masquages plus ou moins sophistiqués.

Le premier d’entre eux – qui est de loin le plus théoriquement évident – est celui de la confusion entre Noir et malédiction. De cette confusion découle le refus d’accorder à l’Autre la valeur dont le Noir est une manifestation ou la capacité de penser, de réfléchir ou de théoriser.

En contrepartie, ce dernier se voit conférer un certain nombre d’attributs empirico-symboliques marquant son appartenance au règne du biologique (traits simiesques, force physique, cannibalisme).

Bien qu’elles soient de nature très diverse, les stratégies de masquage de l’identité Noire possèdent au moins deux choses en commun. En premier lieu, elles sont incapables de penser l’identité « réelle » du Noir (nous ferons l’hypothèse non essentialiste qu’une telle identité existe dans un sens que nous serons conduit à préciser).

En second lieu, elles cristallisent en elles-mêmes cette incapacité, c’est-à-dire qu’elles en sont les symptômes ou les masques. Pour le dire autrement, ces stratégies forment autant de représentations fantasmatiques cachant une même impossibilité ou résistance à concevoir le Noir en lui-même.

Sur la base de ce constat, il est possible de définir une façon inédite – de penser l’Autre en général et le Noir en particulier. Cette nouvelle perspective reposera sur les axiomes suivants dont nous ferons notre cadre de réflexion théorique.

  • Premièrement, il existe une identité réelle de l’Autre, celle-ci est radicalement immanente et indivisible. Ce qui veut dire qu’elle échappe à toute divisibilité théologique par les catégories colorimétriques.
  • Deuxièmement, cette identité matérialise, à la lumière de son indivisibilité radicale, l’échec de la théologie à penser l’Autre sans toujours déjà le diviser à force de hiérarchie.
  • Troisièmement, enfin, l’aveuglement idéologique à l’endroit du Noir peut faire l’objet d’une critique généralisée sans l’exclure du champs de penser universel. Une science qui aurait pour but de décrire, sans discrimination aucune, le dispositif au terme duquel le Noir est fantasmé.En outre, celle-ci devra reconnaître, au préalable, la consistance épistémologique de ce fantasme de façon à pouvoir en faire la description rigoureuse, tentant d’appréhender le Noir que sur son identité réelle et non plus comme animal, dégénéré, cannibale, sauvage, enfant, etc.

C’est-à-dire l’homme échappant radicalement au regard discriminant de la théologie dans sa double dimension religieuse et éthique.