Les Haïtiens ont toujours montré un grand respect pour la religion juive et une grande amitié pour les juifs et Israël.

Les juifs fils de déportés se sentent en affinité avec cette république fondée par d’anciens déportés, avec comme une complicité imaginaire entre le destin juif et le destin haïtien.

Juifs et Haïtiens, qui ont connu chacun la tragédie, ont produit au cours de leur histoire des mythes presque comparables. Comme le zombie haïtien, le mythe du Golem incarne le fantasme de l’homme transformé en automate, asservi à un maître.

Comme les juifs de Prague, de Russie ou de Pologne survivaient autrefois dans le shtetl avec l’énergie du désespoir et la force de la tradition, les paysans haïtiens aujourd’hui s’élèvent au-dessus des pesanteurs du quotidien par l’imaginaire.

Ils s’entourent de miracles et de mythes surprenants. A l’instar du dibbouk juif, l’esprit du vaudou haïtien plane sur la vie de tous les jours comme une ombre portée.

Haïti avait, après moultes atermoiements, voté en faveur de la création d’Israël en 1947 à l’ONU. Israël et Haïti ont des liens diplomatiques solides.