En Israël, un soldat de l’armée en exercice a été condamné par un tribunal militaire pour avoir achevé un milicien palestinien, blessé et à terre. Rendu public selon les normes de la démocratie parlementaire en vigueur dans l’Etat hébreu, l’information a immédiatement opéré un tour du monde et notamment dans les pays luttant contre l’existence d’Israël.

Israël est le seul Etat au monde en conflit qui subordonne le Droit de la guerre au Droit civil . C’est ainsi que des terroristes peuvent bénéficier de dispositions de Droit civil en temps et en situation de guerre. C’est ainsi que le soldat israélien a été condamné pour son comportement à l’égard d’un palestinien.

Dans n’importe quel autre Etat en guerre, le cas n’aurait été examiné par une quelconque juridiction, a fortiori militaire comme c’est le cas qui nous intéresse en Israël.

En d’autres termes, si le Droit militaire israélien en temps de guerre était appliqué comme partout dans le monde, le soldat n’aurait été ni jugé ni par conséquent condamné et la presse nationale et internationale n’en aurait rien su.

A preuve et en comparaison non exhaustive, la guerre que mène la France au Mali provoque d’effroyables quantités de décès civils collatéraux sans que – à de rares exceptions qui permettent de rédiger ces lignes – ni la presse, ni le parlement, ni l’armée,ni les commissions de contrôles n’en mentionnent le désastre humain.

Ce, en raison de ce que contrairement à Israël, qui applique un Droit de temps de paix en temps de guerre, la France, mais tant d’autres pays également, applique à une situation de guerre un Droit de guerre.

Du côté des Etats qui corrèlent le Droit à la situation de guerre, les dommages sont causés aux êtres humains.
Du côté d’Israël, qui sépare le Droit des incidences de guerre, les dommages sont causés à l’image du pays.