L’expérience démontre qu’un leader surgit toujours dans des situations de crise ou de renouveau.

Le CRIF a toujours confié son avenir à un homme consensuel. Il était doté d’un savant mélange de fermeté, de convictions, d’empathie – et d’espérance. Il a mis fin aux clivages de la communauté. Roger Cukierman en a été le dernier dirigeant charismatique.

Rester humble et toujours faire preuve de respect sont les règles numéro 1 du nouveau président du CRIF.

Le leadership s’acquiert après plusieurs années d’expérience et de travail sur soi.

Plus de vingt années sur la scène communautaire, Francis Kalifat a pu se hisser au niveau des dirigeants historiques du CRIF. Il a :

– Une vision précise des objectifs du CRIF.
– Un sens de l’analyse et de la synthèse de la communauté.
– Une communication claire et simple avec les associations juives.
– L’innovation et l’initiative communautaire.
– L’interdiction du BDS pour objectif.
– Ne pas céder « aux yeux doux » du Front national.

Dans sa lutte contre l’antisémitisme, ce militant n’oublie pas l’extrême droite française, sa « xénophobie », et promet une « intransigeance totale » à son égard.

« Je ne céderai ni aux sirènes ni aux yeux doux que peut faire le Front national à la communauté juive de France », prévient-il.

La FJN lui souhaite beaucoup de réussite dans ses nouvelles fonctions.