Un attentat salafiste a frappé en France le 26 juin dernier. Deux individus ont foncé avec une camionnette contre le bâtiment de l’usine de produits chimiques Air Products de Saint Quentin Fallavier en Isère, percutant ainsi des bouteilles de gaz.

Un corps décapité a été retrouvé près de l’usine. Sa tête était accrochée à un grillage extérieur, recouverte d’inscriptions en arabe et encadrée par des morceaux de drapeau, un noir et un blanc, portant aussi des inscriptions en arabe. Deux personnes au moins sont blessées.

Un suspect a été arrêté et identifié. Il s’agit de Yassin Salhi, né en 1980 dans la région lyonnaise. Un deuxième individu a été placé en garde à vue, « soupçonné d’avoir fait des repérages sur le site ».

Si les pouvoirs publics éprouvent la quasi-impossibilité d’éviter les actes de terrorisme, ils peuvent s’employer à les dissuader au maximum. Pour cela, il convient de régler deux difficultés récurrentes de renseignements qui apparaissent après chaque attentat commis en France.

D’une part, le renseignement d’Etat en amont doit être développé notamment en termes de coopération européenne et internationale.

D’autre part, le renseignement de police générale doit être resserré. Comme dans d’autres attentats commis en France, le terroriste capturé avait déjà fait l’objet d’une fiche de sûreté de l’Etat (2006)… non renouvelée et sans inscription au casier judiciaire.

Rappelons que la sécurité publique et celle de l’Etat est une obligation constitutionnelle de l’Autorité publique.

Pierre Saba

26 juin 2015