« Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. Il en informe la Nation par un message. »

La situation fait l’objet d’un examen au bout de trente jours puis d’un autre au bout de soixante (article 16 de la constitution du IV octobre 1958)

Cet article limite les libertés publiques. Il n’a été utilisé qu’une une seule fois en 1961, à l’occasion de la tentative du « putsch des généraux » et pourrait retrouver une inquiétante actualité.

L’élection éventuelle de Marine Lepen à la présidence de la république lui permettra l’application de son programme. Ce programme nécessitera certaines révisoins, constitutionnelles à l’intérieur et encore d’autres révisions de traités à l’extérieur.

Les corps constitués seront consultés aux fins d’autorisation. Qu’elle les obtienne ou non, les conséquences institutionnelles, financières, de politiques intérieures et extérieures ne manqueront pas de se manifester en une direction contraire à la sécurité publique et à la paix civile de la Nation.

Lepen aura alors beau jeu de solliciter l’application de l’article 16 limitant les libertés publiques.

Quelles que soient les légitimes opinions politiques de chacun, il convient de tenir compte dans le cadre de l’élection présidentielle des dangers que représentent certaines situations sur le plan des libertés publiques et du fonctionnement des institutions.