C’est l’histoire d’une personne tombant du 150e étage d’un immeuble. A chaque étage, on l’interroge : « ça va ? ». Et de répondre : « jusqu’ici tout va bien… » Cette personne, c’est la France, élus, comme électeurs !

Il est grand temps que la classe politique tire les leçons des élections, du message adressé par les électeurs outrés par les affaires et par le manque de contact avec la réalité de bon nombre d’élus.

Quel que soit le camp, à chaque défaite, malgré les résultats implacables, nous avançons de savants calculs nous démontrant qu’en vérité nous avons progressé… et dans le même temps, bien sûr, que nous avons compris les électeurs.

C’est ainsi que nous recommençons toujours les mêmes erreurs, nous parlant à nous-même et poussant un peu plus le peuple de France vers les extrêmes.

Avant toute chose, si nous voulons regagner de la crédibilité, la première réforme à entreprendre, c’est celle du « statut de l’élu », comme l’avait proposé, l’ancien Premier Ministre, Manuel Valls, lors des primaires citoyennes.

Ensuite, pour que les électeurs se sentent concernés, les élus doivent leur ressembler. Cela exige, un renouvellement en profondeur du personnel politique. En d’autres termes, moins de professionnels de la politique et plus de membres de la société civile, ainsi qu’une limitation du nombre de mandats.

Mais, il est impératif également que l’électeur s’engage et qu’il accepte qu’on lui dise la vérité. Or, celui qui tient un tel discours, à de forte chance de perdre, lui préférant ceux qui font rêver en promettant des lendemains qui chantent. Malheureusement Noël ne se fête qu’une fois par an !

Alors que le score du Front National n’a jamais été aussi haut, comment comprendre que des élus se refusent d’indiquer clairement leur choix ?

Comment comprendre que tant d’électeurs soient tentés de les suivre et de s’abstenir, de voter blanc ou nul ? S’ils ne choisissent pas, d’autres le feront pour eux, et ils subiront comme nous tous les conséquences de leur non-choix.

Il suffit de se remémorer l’exemple du Venezuela. Les partis démocratiques ont fait passer leur divisons avant l’intérêt général, pensant que du fait de la vacuité de son programme, Hugo Chavez ne se maintiendrait pas au pouvoir bien longtemps. On sait ce qu’il en est advenu, le populisme a ruiné le pays et continue de s’accrocher au pouvoir.

Dans cette chute vertigineuse issue d’un scénario que d’aucun voudraient voir déjà écrit en lettres « bleues marines », tout est encore possible et cela dépend de chacun de nous. Il suffit pour cela, dimanche, de prendre quelques instants et de glisser dans l’urne un bulletin Emmanuel Macron !

« Car la vie c’est ce qu’on nous a donné, le reste c’est ce qu’on en fait ! »