1 – « La Force intérimaire des Nations-Unies au Liban (FINUL) ne fait pas son travail de manière efficace » pour empêcher « l’approvisionnement massif en armes du Hezbollah, la plupart du temps par des trafics alimentés par l’Iran »

« Ce n’est pas prévenir la guerre, c’est la préparer. La FINUL doit être plus active. Elle est supposée travailler avec les forces armées libanaises pour arrêter ces violations ou au moins les dénoncer. »

C’est en ces termes que s’est exprimée à New York, lors d’une allocution à la presse, l’ambassadrice des États-Unis d’Amérique aux Nations unies, Nikki Haley, le 25 août 2017. Elle y a ajouté que les forces armées (Casques bleus) de la FINUL ne remplissaient pas leurs fonctions et n’assumaient pas leurs responsabilités face aux provocations belliqueuses du Hezbollah (« Parti de Dieu »).

Milice armée et financée par la République islamique d’Iran, le Hezbollah participe au gouvernement libanais et constitue la seule milice libanaise à n’avoir pas été désarmée.

A l’occasion du renouvellement du mandat de la FINUL, l’ambassadrice a ajouté « Nous cherchons à dire clairement à la FINUL de faire ce qu’elle aurait dû faire depuis des années. »

« Le Hezbollah est une organisation terroriste très déstabilisante pour la région et menace ouvertement Israël ». Nikki Haley a regretté que le commandant de la FINUL, le général Michael Beary soit « aveugle » sur les trafics d’armes au Liban Sud.

« Il semble être la seule personne dans cette partie du Liban à ne pas voir » les trafics. Il fait preuve d’un « manque de compréhension gêné de ce qui se passe autour de lui », a-t-elle dénoncé.

« Le Hezbollah se vante ouvertement de ses armes qu’il présente devant les caméras des télévisions. Le rapport du secrétaire général [de l’ONU] le confirme. Le fait que le commandant en chef de la FINUL le démente et affirme ne pas avoir de preuves montre que nous devons opérer des changements au sein de la FINUL », a-t-elle encore dit.

2- Le renouvellement imminent du mandat de la FINUL divise les quinze états membres du Conseil de sécurité de l’ONU.
Arguant que l’inertie de la FINUL face aux provocations et violations par le Hezbollah entraîne le risque d’une nouvelle guerre, les USA préconisent le respect intégral par la FINUL de ses prérogatives fondées sur la protection de la frontière israélo-libanaise, l’interdiction de toute manifestations belliciste ou belliqueuse sur le périmètre de la frontière.

Assurant au contraire que la situation actuelle maintient le calme et soucieuses de leurs participations à la FINUL, la Russie, la France et l’Italie refusent la modification du status-quo.

3- Sur le terrain, on ne compte plus les violations par provocations armées et médiatisées au Liban Sud par le Hezbollah sous les yeux de la FINUL.

Ces violations réitérées conduisent régulièrement le président du conseil libanais Hariri à des déplacements rectificatifs au Liban Sud et à des réactions gênées. Elles amènent le Premier ministre israélien à des mesures de sécurité militaire qui ne seraient pas prises si la FINUL respectait les termes de son mandat.

4- En réalité, il est patent que les démentis apportés par le commandant de la FINUL Beary aux attestations présentées par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pose à nouveau le récurrent problème de l’inexécution des orientations du secrétariat général et les confrontations entre le secrétariat général d’une part et les autres corps constitués et exécutants de l’ONU d’autre part.

Il est certain que le rôle de la FINUL est d’exécuter les termes de son mandat, que celui du Conseil de sécurité de l’ONU est de l’y encourager, que tout atermoiement quant au rôle de la FINUL constitue une approbation tacite aux violations des décisions de l’ONU et notamment de la position de son secrétaire général.

Compte tenu de ces éléments avérés, il est souhaitable, impérieux et urgent de réviser le statut de la FINUL afin que les termes de son mandat soient intégralement respectés aux fins de gestion territoriale à la frontière entre l’Etat d’Israël et la République libanaise.

Une fois encore, les différences interprétatives entre le secrétariat général de l’ONU et ses autres institutions conjuguées aux hésitations de certains états à faire respect le droit et les règlements de l’ONU favorisent l’irrespect de ses décisions.

C’est dans ce cadre que se développe les menées bellicistes de milices et autres armées aux mains des ennemis de la paix.