Certains, dont je suis, trouveront le film « bon » Mais …
Que veut dire bon pour chacun de nous dans certaines circonstances.

Exemple : je vais retirer les bouts d’avocat de cette salade que pourtant ma femme apprécie. Repousser celle aux brocolis que ma petite fille adore.

Des goûts et des couleurs … dit le dicton.

Il en est de même pour ce film. Certains apprécieront le génie du personnage principal qu’incarne Vincent Elbaz. La faconde et la facilité avec laquelle il se fait expédier des millions d’euros sur un simple coup de fil.

D’autres s’attacheront à la détresse des secrétaires, assistants, personnages secondaires (mais qui ont vraiment existé, puisque le film est tiré d’une histoire vraie, dont tout le monde ou presque a entendu parlé) piégés par sa persuasion.

Que sont-ils devenus ? Dans quel merdier les a-t-il plongé ? On n’en saura rien. C’est vrai que c’est un film et non un documentaire. Le film ne se préoccupe pas d’eux. Certains d’entre nous auraient aimé savoir.

Il en est de même du pays (Israël) présenté dans le film -par ricochet- sous sa face sombre (victime collatérale) hébergeant des bandits se pavanant dans les palaces d’Eilat grâce au fruit de leurs arnaques.

Ce n’est pas qu’on ne le savait pas. Depuis Ben Gurion (autant dire depuis belle lurette) et le premier voleur attrapé, on a compris que c’est un pays comme les autres, avec ses riches et ses pauvres, ses handicapés et ses champions, etc… mais le film, appelé à être vu à l’étranger, pourrait être instrumentalisé par les ennemis d’Israël et du peuple juif (et ils sont malheureusement nombreux) pour se persuader et convaincre définitivement autour d’eux, que les juifs, tous les juifs, et plus encore les israéliens (puisque l’embrouille et le film commencent en Israël) sont à l’image de celui que Vincent Elbaz interprète…

Nous préférons, dans la gola (en dehors d’Israël) voir et entendre que des bonnes et belles choses au sujet des juifs et du pays qu’on aime, même si certains films, comme «IL ÉTAIT UNE FOIS L’AMERIQUE» nous avait affranchis. Mais l’histoire se passait dans un pays où Chicago est synonyme de mafia, et, où il n’était pas question d’Israël.

Allez voir quand même ce film « dérangeant », amusant, voire même drôle parfois. Vous me direz en retour ce que vous en avez pensé.

A bientôt pour d’autres commentaires de films, de livres ou de voyages… amicalement : Ary TOLEDANO