Que l’on soit d’accord avec l’idéologie maoïste initiale ou pas, quand Sartre pris en main la destinée du nouveau journal en 1972, un vent nouveau se leva sur la presse française et sur son approche traditionnelle de l’actualité.

Liberté, insolence, enthousiasme, souvent naïf, parfois coupable, toujours sincère, la désillusion idéologique dû à l’effondrement de l’illusion communiste fit opérer au titre un premier glissement vers la réal politique pour aboutir petit à petit à une fade pensée sociale démocrate sans révolte ni génie, moralisatrice et bien pensante.

Symbole emblématique de la culture Bobo, Libération nous afflige régulièrement de leçons de morale facile, éludant les vraies questions derrière le relais des théories faciles dispensées par des « leaders d’opinions » maîtrisant à la perfection le jeu des médias et la gestion de leurs carrière.

il en est ainsi de sa prise de position sans nuance dans le conflit israélo arabe, se dédouanant de toute objectivité, le journal se lance dans une surenchère désespérée, ayant pour objectif la captation du résidu de lectorat se reconnaissant dans les vestiges d’un collectivisme édulcoré par les bienfaits de la société de consommation.

Les meilleurs supports de la « cause » palestinienne peuvent régulièrement se gargariser de pseudos analyses faciles mettant en exergue les torts exclusifs d’Israël à longueur de colonnes, écrit pour complaire plus que pour convaincre.

Il semble que Libération en quêtes désespérantes de lecteurs finit par céder aux sirènes de la démagogie et du misérabilisme au cours de l’opération « Bordures protectrices », et franchi un nouveau palier débordant largement des opérations sur le terrain pour soutenir sans aucune retenue la coalition antisémite qui occupe la rue parisienne au point de créer un climat pré insurrectionnel sous les yeux de pouvoirs publics amorphes.

Son dernier fait d’arme est une « Une » absolument aberrante suivi d’une double page concernant la nécessité impérieuse de dissoudre l’organisation juive appelée « LDJ » qui aux yeux du journal est la principale menace pesant sur la paix civile.

Au delà du ridicule d’une telle affirmation quand on connait la réalité de la LDJ, quelques centaines de militants, non armés, ayant pour idéologie le sionisme et pour mission la protection des biens et des personnes de la communauté juive française, Libération considère que face à ce problème le chômage atteignant 12% de la population active, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, les déficits publics, le front national premier parti de France, les islamistes défiant la loi et l’ordre, les partis politiques établis appelant à la sédition, ne sont que d’aimables sujets pour intellectuels endormis.

Non il faut dissoudre nous dit on, et poursuivre aussi, les motifs sont nombreux, ils ont provoqués des troubles et est ce important de savoir qu’il s’agissait de défendre une synagogue face à un pogrom sans précédent et devant la carence des forces de l’ordre.

Ils sont issus d’un mouvement interdit en Israël et aux USA, et est ce important de savoir que cette affirmation est fantaisiste, puisque le mouvement n’a jamais été interdit aux USA et n’a jamais existé en Israël, de la même manière on se dispensera de dire qu’il existe dans une vingtaine de pays sans que cela ne pose le moindre problème.

Ils sont racistes, bien que cette affirmation qui constitue un délit n’a jamais été prouvé par la moindre condamnation ni à titre personnel d’un de ces membres ni à titre collectif.

Ils sont violents, alors qu’aucune action violente n’aie jamais été revendiquée par le mouvement et que la présence de la ligue dans la situation dramatique de ces derniers jours en France a certainement évité au gouvernement français de s’expliquer devant l’opinion internationale sur la mort de plusieurs juifs dans un meurtre de masse sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale.

Pour Libération, abhorrer est une seconde nature,  fut il en passer par des raccourcis utiles, mais à part attiser le feu de la haine inter-communautaire pouvons nous nous poser la question de l’utilité d’un tel organe de presse.

Il n’informe pas, il déforme, il publie pour de moins en moins de lecteurs de plus en plus d’erreurs, il entre dans le jeu cher aux barbares de l’hystérique rhéthorique aux mépris de la vérité et en devient un danger pour la société.

Récoltant le fruit de son inutilité le journal est maintenu en vie artificiellement au nom de la « liberté de la presse » a grand coups d’argent public sans que cela ne choque personne.

Ne remplissant plus aucune mission utile pour la collectivité la seule vraie question qu’il semble nécessaire de se poser semble être : faut il dissoudre Libération ?