« La fashion week comme si vous y étiez : atmosphère et moments à retenir  pour les 2 et 3ème jours » :

Si comme son nom l’indique la semaine de la mode se déroule sur 7 jours, en Israël c’est 3 jours .

Trois jours intensifs, riches en découvertes et événements. Avec tour à tour des designers établis, ou des plus jeunes, mais aussi des shows de récoltes de fonds pour la cause des enfants .

Le deuxième jour plus classique présente les designers qui font la scène de la mode israélienne.

Des designers israéliens qui se sont déjà faits un nom tels que Dorin Frankfurt, Sample ou Tovale +.

Mais aussi Raziela, Comme il Faut ou Lee Greenbau. Diplômés de l’école de Shenkar ou autodidacte comme TOVALE+ tous ont su faire preuve de créativités, et présentent une mosaïque de ce qui se fait en Israël.

Du style bobo chic à la Telavivit avec Raziela ou Comme Il Faut, à l’atmosphère des kibboutz avec Tovale+, en passant par les robes de mariées détournées avec Lee Greenbau.

Le troisième jour et dernier jour a été dense et varié.

Yaron Minkowski d’abord qui ouvre le show avec une collection de robes du soir aériennes vraiment époustouflantes.

Puis vient Ronen Farache avec notamment des tailleurs dans des coupes structurées monochrome noir pour la plupart.

Défilé à la Fashion Week de Tel Aviv (Crédit : Daria Soussan)

Défilé à la Fashion Week de Tel Aviv (Crédit : Daria Soussan)

La maison Oberson, pour le dernier défilé avant le show de clôture de Maskit, présente des maillots de bains et des robes légères.

Pour cette année ce sera jaune, rouge, blanc, et imprimés chez Oberson. Collection de qualité estivale pour ce cru 2014/2015 .

Les Up-coming designers :

Comme lors de la précédente édition,  la Fashion week de Tel-Aviv Gindi mise sur la jeune génération.

Le show des up-coming designers a permis au lauréat de gagner 15 000 shekels.

Le discours d’ouverture a notamment mis l’accent sur la volonté d’aider cette génération mais aussi de collaborer avec les pays voisins et notamment les créateurs palestiniens. Utilisant ainsi la mode comme vecteur de la paix.

Ce défilé a mis en lumière l’originalité, et la volonté de ces créateurs de se démarquer de leurs aînés.

Avec une collection capsule d’environ 15 modèles chacun, on retrouve surtout du noir et du blanc. Ce qui n’est pas sans rappeler la semaine de la mode Parisienne, notamment, le défilé Dévastée également en échiquier..

Même si certains se démarquent par une collection plus estivale avec du jaune et du beige et des robes légères. Pour que le show soit complet nous verrons aussi une collection homme.

Points communs à tous :

Des chaussures plates qui reviennent en force pour la saison automne/hiver. La fraîcheur pour ces modèles épurés.

Pour finir, Liron Itzakov qui se démarque avec des modèles plus travaillés. Des imprimés, des fleurs apposées sur les tissus. Les coupes sont structurées et les tissus fluides.

Rima Romano, est la  gagnante c’est elle qui a ouvert la danse avec une collection tout en noir et blanc, androgyne par certains aspects. Surtout, avec un défilé spectacle, tout au long duquel un mannequin de blanc vêtue est au milieu de la scène en position presque fœtale.

Dans l’après-midi c’est au tour  des étudiants de l’école Shenkar, école de  design de Ramat Gan, qui forme la plupart des créateurs israéliens et dont sont issue de grands noms de la mode comme Albert Elbaz. Les modèles présentés ont été conçus et réalisés par les élèves de plusieurs classes.

Avec en toile de fonds la ville de Tel Aviv, mosaïque urbaine dont  les étudiants se sont inspirés pour leurs modèles. Une vaste gamme de matériaux a été utilisée : du coton, du jean, de la maille ou de encore de la soie sauvage mais aussi des  imprimés, des carreaux. Le tout pour un look coloré.

Expérience unique, avec musique, vidéo art et stylisme (mannequins avec un bonnet de piscine sur la tête) qui met en exergue une large gamme du marché local.

Cette folle journée s’achèvera en apothéose par le show Maskit première maison de mode israélienne, ainsi la boucle est bouclée.

Qui ressortira gagnant de cette Fashion Week ?

Quels seront les designers qui réussiront à émerger du marché local ?

Tel est le véritable enjeu que seul l’avenir nous dira.